Victime d’une arnaque au faux prêt bancaire, Nathalie Laurence est bien décidée à récupérer son argent. Cette habitante de Poitiers, chargée de clientèle chez la société Armatis, a vu s’envoler les 15 000 euros d’apport personnel qu’elle avait réunis pour l’achat de son futur appartement, raconte La Nouvelle République. Une somme qu’elle réclame désormais à sa banque, qu’elle accuse de ne pas avoir su détecter l’escroquerie.

Tout commence avec un projet immobilier mûri de longue date. Après un an de recherches, Nathalie trouve enfin le bien idéal : un appartement avec jardin pour 90 000 euros. Elle sollicite naturellement sa banque, mais le taux proposé ne la convainc pas, et se dirige vers un comparateur en ligne pour explorer d'autres options. C’est là que le piège se referme. En remplissant plusieurs formulaires, elle est redirigée vers ce qu’elle pense être le site d’établissements bancaires fiables. Très vite, elle est contactée par des personnes se présentant comme des collaborateurs de la banque en ligne Fortuneo.

Un site inscrit sur la liste noire de l’ACPR

Professionnels, précis, convaincants : ses interlocuteurs lui inspirent confiance. Le dossier est monté, elle obtient un accord de principe, et même son agent immobilier est rassuré après avoir échangé avec les prétendus responsables financiers. La future propriétaire est alors invitée à verser son apport personnel – 15 000 euros – afin de débloquer les fonds. Ce qu’elle fait le 27 mars. Mais depuis, c’est la douche froide : plus aucune nouvelle. Et lorsqu’elle contacte Fortuneo, la réponse est sans appel : aucun dossier à son nom.

Désemparée, Nathalie dépose plainte à la gendarmerie de Jaunay-Marigny et se tourne vers sa propre banque pour demander réparation. Selon elle, l’établissement aurait dû détecter le caractère frauduleux de la transaction. D’autant que le site qui l’a piégée figure sur la liste noire de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), rattachée à la Banque de France. Déterminée à se faire entendre, la Poitevine a témoigné auprès de nos confrères de France 2, le 23 mai dernier.

Une prise de parole qui a permis de faire avancer les choses : «J’ai eu un rendez-vous en visio avec un responsable régional de la banque, ils étudient ma demande», raconte-t-elle dans les colonnes du journal local. Abattue au départ, elle a choisi de ne pas rester passive. «Je m’en voulais tellement de ne pas avoir vu le truc venir… Mais j’ai décidé de prendre le taureau par les cornes. Je suis victime, mais pas coupable !», insiste-t-elle.

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