Cette année, le repas de Noël devrait être légèrement moins coûteux que l’an dernier, d’après une étude du cabinet NielsenIQ en partenariat avec Ici et Franceinfo. En moyenne, les Français débourseront 155,30 euros pour un panier composé de douze produits de fête (foie gras, saumon fumé, chocolat, bûche glacée, champagne…), soit 1,44 euro de moins qu’en 2024.

Malgré ce léger recul, le coût total reste toujours supérieur à celui observé avant 2022. Selon le panéliste, même si l’inflation ralentit, les tarifs de ces produits ne retrouveront jamais leur niveau d’avant la crise inflationniste. Et si certains, comme la dinde fermière ou la panettone, affichent des prix relativement stables par rapport à l’an dernier, d’autres ont fluctué de façon plus marquée, à la hausse comme à la baisse.

Un net recul sur le prix du foie gras et des bûches glacées

Le produit phare des tablées de Noël dont le prix a le plus chuté en 2025 est incontestablement la bûche glacée. Selon l’étude de NielsenIQ, son coût recule de près de 25% et passe en moyenne à 7,44 euros contre 9,90 euros en 2024. Cette baisse s’explique essentiellement par la multiplicité de l’offre, qui délaisse le chocolat pour des produits moins coûteux, comme les fruits ou le caramel.

Le foie gras voit lui aussi son tarif moyen reculer d’environ -9% par rapport à l’an dernier. Cette réduction s’inscrit dans un contexte de retour à une offre plus normale, après plusieurs années marquées par des abattages massifs liés à l’épidémie de grippe aviaire. Les quelques cas récemment identifiés n’ont pas d’incidence pour 2025, car la production est déjà terminée pour cette saison. De son côté, le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog) confirme qu’après des années de crise, la production française a retrouvé un volume plus solide, avec une offre significativement supérieure à celle observée ces dernières années.

Le saumon, qui profite d’une offre abondante car il est consommé à longueur d’année, suit cette tendance avec un recul de -4% par rapport à 2024. Le champagne n’est pas en reste, puisqu’en raison des difficultés de la filière du vin et du champagne, les producteurs appliquent des prix environ -8% plus bas que ceux de l’an dernier.

La flambée du prix des boîtes de chocolats

Le prix du chocolat a quant à lui subi une inflation de 55% sur les trois dernières années. L'étude NielsenIQ pointe une hausse de +22% cette année, soit 2,66 euros de plus qu'en 2024. Une boîte de chocolats de 345 grammes coûte désormais 14,81 euros en moyenne. Cette hausse s’explique notamment par l’envolée du cours du cacao, qui a atteint 12 000 dollars par tonne en 2024, contre 2 000 dollars il y a trois ans. En effet, la filière fait face à de nombreux défis, comme des conditions climatiques instables en Afrique de l’Ouest, région qui cultive près de 60% de la production mondiale, selon le Cirad.

Le prix des sachets de noix de Saint-Jacques surgelées de 300 grammes a également augmenté d’environ +10% cette année. Pour répondre à la demande, les pêcheurs normands, qui approvisionnent les deux tiers du pays en coquilles, avec 40 000 tonnes en moyenne par saison, sont même autorisés à pêcher une journée supplémentaire.