
Alors que la consommation était annoncée en berne depuis plusieurs mois, les chiffres des fêtes de Noël racontent une toute autre histoire. «Les résultats sont plutôt bons», observe d'ailleurs Serge Papin, ministre des PME, du Commerce et du Pouvoir d’achat, auprès du journal Le Parisien. Selon lui, la période a en effet été marquée par un regain d’envie de partager et de se faire plaisir. «Les Français ont ouvert leur cœur et leur porte-monnaie. Et c’est le signe d’une économie plutôt en forme», se réjouit le ministre.
Dans le détail, la fin du mois de décembre a été particulièrement favorable aux commerçants. «Les consommateurs se sont lâchés», observe Serge Papin, qui évoque une journée du 24 décembre «en hausse de 10 % sur un an». L’alimentaire a largement profité de cet élan, avec «une hausse de 15 % à 20 % de la consommation» dans certaines enseignes. Les choix ont toutefois évolué : «Cette année, les Français ont acheté plus de poisson, moins de chapon», un arbitrage rendu possible par «des prix un peu plus favorables que les années précédentes» note Serge Papin.
Un panier moyen autour de 155 euros pour Noël
Cette progression ne s’est pas traduite par une flambée des dépenses. Le panier moyen pour la table de Noël s’établit autour de 155 euros, «inférieur d’1,80 euro à celui de Noël 2024». «C’est peu, mais c’est un signe positif», insiste Serge Papin, rappelant qu’il s’agit de «la deuxième année consécutive que les prix baissent». Les produits premium ont en revanche moins séduit, au profit de références jugées plus accessibles. Une tendance qui confirme, selon lui, le caractère «populaire» de cette consommation de fin d’année.
Par ailleurs, face aux inquiétudes sur la précarité, illustrées par l’essor des plateformes de revente après Noël, le ministre nuance. «Pas forcément, tout le monde le fait !», note-t-il, mentionnant un changement d’habitudes lié à «une façon de vivre différente autour de l’économie circulaire». Pour soutenir les ménages les plus fragiles, le gouvernement mise désormais sur plusieurs leviers, dont la hausse du Smic au 1er janvier (+ 1,18 % à 1 823 euros brut, 1 443 euros net) et de nouveaux mécanismes d’intéressement. Son objectif étant de renforcer la confiance et orienter une partie des revenus vers la consommation, afin de prolonger l’élan observé pendant les fêtes.
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