Dans les prévisions du budget 2025 du gouvernement, l’enveloppe consacrée au verdissement du parc automobile va elle aussi participer aux coupes pour résorber la dette publique. Une baisse de 500 millions d’euros est annoncée, faisant passer l’enveloppe à 1,5 milliard d’euros de ce dispositif, qui délivre le bonus d’achat et de leasing social pour l’obtention d’une voiture électrique, ainsi que la prime à la conversion. Dans le rééquilibre budgétaire de cette enveloppe, l’un de ces trois dispositifs est toutefois menacé.

Mais les ministres de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, et des Transports, François Durovray, ont explicitement exprimé leur souhait de conserver les deux mesures dédiées à accompagner l’achat d’un véhicule électrique, précisent Les Echos. La prime à la conversion, qui permet d’obtenir un dédommagement pour se débarrasser d’une voiture classée Crit’Air 3 ou plus, contre un véhicule (neuf ou d’occasion) à faible émission, est pourtant le dispositif le plus sollicité, avec 150 millions d’euros déjà redistribués aux automobilistes sur l’année 2024.

Défendue par les usagers comme les professionnels

La prime à la conversion est pourtant largement défendue, autant par les professionnels du secteur que par les usagers : «C’est le seul dispositif qui permette de mettre au rebut les véhicules les plus polluants», explique Mobilians, le syndicat des chefs d'entreprise du commerce, de la réparation et des services de l'automobile, aux Echos. L’ONG Transport & environnement estime aussi que «c’est un outil très complémentaire aux autres», qui ne «touche pas les mêmes personnes» puisqu’il est soumis à condition de revenus.

Réduite petit à petit ces dernières années, la prime serait, selon un expert interrogé par Les Echos, «la victime collatérale» du dérapage des coûts du leasing social, qui, avec 13.000 euros en moyenne par dossier, a dû être arrêté dès le mois de février pour être redéfini. Tout en sachant que le bonus écologique devrait, lui aussi, être abaissé de 1.000 euros.