Le débat sur la réforme des retraites va-t-il vraiment avoir lieu ? Avec plus de 20.000 amendements déposés, les deux semaines prévues au calendrier parlementaire pour étudier le texte risquent de ne pas suffire. Pourtant, la Première ministre, Élisabeth Borne, comme les élus de la majorité, croient toujours en un possible dialogue et en un vote favorable du texte. À condition, bien sûr, de réussir à convaincre une grande partie des Républicains.

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Pas question cependant pour l’exécutif de plier sur les principales mesures du texte, à savoir le report de l’âge légal à 64 ans et l’accélération de la réforme Touraine qui consiste à demander, dès la génération née en 1965, de travailler 43 ans pour obtenir le taux plein. Une fois ces bases posées, la majorité le martèle : elle est ouverte au débat, tout en rappelant qu’il ne faut pas perdre de vue l’objectif de rétablir l'équilibre du régime. Dans ce cadre plus que contraint, il existe encore quelques possibilités d’ajustements. Voici celles qui pourraient émerger.

Un assouplissement pour les départs en carrière longue

La réforme des retraites prévoit de revoir le dispositif de carrière longue en créant un nouveau seuil à 18 ans. Pour partir plus tôt, à 58 ou 60 ans, ceux qui ont commencé à travailler tôt devront cotiser un an de plus que la durée de cotisation nécessaire pour obtenir le taux plein, soit 44 ans au lieu de 43 ans. Les Républicains demandent à redescendre cette durée à 43 ans. “Si l’on passe à 43 ans pour les carrières longues, il faut savoir que le coût sera de 2 milliards d’euros. Et notre objectif, c’est l’équilibre budgétaire de notre système par répartition”, a rappelé Stéphanie Rist, rapporteure du texte (Renaissance), ce jeudi 2 février devant l’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis). Cependant, Elisabeth Borne a annoncé dans les colonnes du Journal du Dimanche (JDD), ce dimanche 5 février, faire un geste pour ceux qui ont commencé à travailler entre 20 et 21 ans. “Ils pourront ainsi partir à 63 ans”, a-t-elle dévoilé. Précisant ensuite que “c’est une mesure qui coûtera entre 600 millions et 1 milliard d’euros par an, et qui concernera jusqu’à 30.000 personnes par an”.

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