
Mauvais début de semaine pour le CAC 40. L'indice parisien a commencé la journée à la baisse ce lundi 19 mai, cédant 0,74% (à 7 828,48 points) à l'ouverture, pour finir la journée à -0,04% (7 886,69 points). En cause : la dégradation par l'agence de notation Moody's, vendredi 16 mai, de la note souveraine des Etats-Unis, qui passe de «Aaa» (la note la plus élevée) à «Aa1». Une décision qui a également fait chuter la Bourse américaine à l'ouverture, l'indice S&P 500 perdant 1,1%, le Dow Jones 0,6% et le Nasdaq 1,5%.
Une corrélation entre l'indice parisien et la Bourse américaine tout à fait logique pour Antoine Andreani, responsable de la recherche chez XTB France : «Que ce soit une bonne ou une mauvaise nouvelle, le CAC 40 est toujours mené à la hausse ou à la baisse par les indices américains, qui agissent comme un virus sur celui-ci.» C'est en partie cette concordance qui a permis à la cote parisienne de revenir à son niveau d'avant krach la semaine dernière, imitant le S&P 500, qui avait effacé la crise consécutive aux annonces de Donald Trump sur les droits de douane dès le 2 mai dernier.
De meilleures perspectives macroéconomiques pour les indices européens
Toutefois, malgré le léger de décrochage du jour, les perspectives des indices européens, et du CAC 40 en particulier, restent bonnes à plus long terme, selon Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marchés chez IG France : «Les marchés actions européens pourraient continuer à tirer leur épingle du jeu, ils surperforment de 9% les marchés américains depuis le début de l'année. Les nombreuses baisses de taux de la BCE, les taux souverains moins élevés, le bazooka budgétaire allemand, et la stabilité perçue de la zone euro par rapport aux changements brutaux de politiques (budgétaire et commerciales) aux Etats-Unis devraient entretenir la rotation observée ces derniers mois des actifs américains vers les actifs européens.» Concernant le CAC 40, l'atteinte des 10 000 points reste «réaliste» d'ici un à deux ans selon l'analyste.




















