
Schneider Electric a souffert cette année à la Bourse de Paris. Alors que l’action du spécialiste de la gestion de l'énergie et de l'automatisation a été une véritable star de la cote de mi-2022 à janvier dernier, Schneider Electric ayant signé un bien meilleur parcours que celui du CAC 40 sur la période, ce phénomène enviable s’est depuis nettement inversé. A l’heure où ces lignes sont écrites (le 28 mai), l’action Schneider Electric accuse un repli de 7% de son cours de Bourse depuis début janvier, contre un gain presque symétrique de 6% pour le CAC 40.
Comment expliquer la sous-performance notable de l’action Schneider Electric vis-à-vis du CAC 40, depuis quatre mois ? Schneider Electric, qui développe entre autres des systèmes de refroidissement pour centres de données liés à l'intelligence artificielle, a pâti des incertitudes marquées entourant le rythme de croissance de ce segment longtemps très porteur. Et le groupe a révisé en baisse ses estimations de rentabilité pour 2025. Il table désormais sur une marge opérationnelle de 18,7-19% pour 2025, contre une fourchette de 19,2-19,5% initialement attendue.
Les droits de douane de Donald Trump et la faiblesse du marché résidentiel ont pesé en Bourse sur Schneider Electric
Au premier trimestre 2025, Schneider Electric a manqué de peu de répondre aux attentes des analystes financiers. Le groupe a pâti de la faiblesse de la demande sur les marchés résidentiels dans les principales régions. Schneider Electric a réaffirmé ses objectifs, mais «en prenant en considération les effets potentiels des droits de douane de Donald Trump», souligne AlphaValue, pour qui les investisseurs en actions «resteront prudents quant à la demande à court terme», dans ce contexte plus incertain.
Les droits de douane de Donald Trump, appliqués de façon irrégulière, ont «provoqué une instabilité impactant les marchés internationaux, fragilisé les relations commerciales des Etats-Unis et forcé les sociétés cotées en Bourse à repenser leurs stratégies», fait valoir eToro. La guerre commerciale de Donald Trump a entre autres fait plonger le dollar et la devise chinoise, ce qui a pesé sur les résultats de Schneider Electric, a reconnu la directrice financière du groupe.
Schneider Electric a-t-il un potentiel de rattrapage en Bourse ? Va-t-il combler l’écart avec le CAC 40 ?
En Bourse, Schneider Electric se paie entre 23 et 25 fois les profits attendus pour 2025 et entre 21 et 22 fois ceux espérés pour 2026. Et ce, alors qu’en moyenne sur les 10 dernières années, ce ratio (traditionnelle jauge du degré de cherté d’une action cotée en Bourse) ressort à près de 20 (pour les profits attendus des 12 mois à venir) pour Schneider Electric, relève AlphaValue, pour qui une volatilité est à redouter à court terme sur l’action du fait de l’aléa des droits de douane, malgré l'attrait à long terme de ce géant du CAC 40.
Même si l’action Schneider Electric ne semble pas actuellement véritablement bon marché, la communauté financière évalue dans l’ensemble le juste prix de l’action Schneider Electric à près de 250-255 euros (contre 223 euros pour le cours de Bourse, au 28 mai). Une cible qui laisse en théorie entrevoir un certain potentiel d’appréciation pour l’action Schneider Electric, à moyen terme. En revanche, l’analyse technique (analyse graphique et mathématique, qui sert à élaborer les scénarios les plus probables sur les perspectives d’une action), envoie un message plus prudent.
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