
La nouvelle tombe alors qu’Eurostar a connu près de 48 heures de galère. A la veille des festivités, un incident technique a provoqué d’importants retards et des annulations sur les liaisons entre Paris, Londres et Bruxelles. Une journée noire qui a stressé de nombreux passagers coincés, pour certains, toute une nuit dans le tunnel sous la Manche. De quoi donner du grain à moudre à ses concurrents sur la liaison Paris-Londres. En effet, comme l’a appris RTL, Trenitalia vient d’annoncer un investissement d'un milliard d'euros afin de mettre en place plus de trains à grande vitesse dans l’Hexagone.
Déjà présente sur de nombreuses liaisons comme Paris-Lyon-Milan, Paris-Marseille via Aix-en-Provence ou Avignon, ou ralliant Chambéry et Saint-Jean-de-Maurienne, Trenitalia a musclé son offre début décembre avec 14 allers-retours quotidiens sur l’axe Paris-Lyon. Mais l’objectif du groupe est bien de se positionner sur Paris-Londres, comme l’avait annoncé le groupe Ferrovie dello Stato Italiane au mois d’avril. Cette annonce rentrait dans le cadre de son plan stratégique 2025-2029.
Dix nouvelles rames et un milliard investis
Un projet estimé à un milliard d’euros, dévoilé après celui de Virgin Group, qui doit permettre à Trenitalia de s’implanter durablement en France. Selon RTL, la compagnie italienne prévoit à l’horizon 2029 dix allers-retours supplémentaires quotidiens, en plus de ceux déjà effectués par l'Eurostar. Dans cette optique, «dix nouvelles rames seront en circulation d’ici 2030», peut-on apprendre. Si cette implantation va créer des emplois, elle doit aussi permettre au groupe de ne plus être déficitaire.
De quoi remettre en question le monopole actuel d’Eurostar. Toutefois, sur le marché français, la SNCF, qui vient de dévoiler ses nouveaux tarifs en hausse pour 2026, semble ne pas s’inquiéter d’autant que le nombre de voyageurs ne cesse d’augmenter chaque année (+4%). Avec son nouveau service Optimum +, de nouvelles rames et davantage de Ouigo, la société ferroviaire française semble avoir pris les devants.
Eurostar bousculé sur l’axe Paris-Londres
Reste qu’à l’heure actuelle, sur la ligne Paris-Lyon, même si la SNCF reste compétitive, le premier prix d’un TGV oscille aux alentours de 46 euros contre 23 euros pour Trenitalia. Seul Ouigo est plus compétitif à 19 euros. En dehors de Virgin et Trenitalia, d’autres entités veulent tenter leur chance sur l’axe Paris-Londres : Gemini Trains sous la marque «Uber Trains», le consortium Evolyn, la start-up néerlandaise Heuro ou encore la Renfe.


















