
Un tournant pour la RATP. Les comptes du premier semestre 2025 de la régie parisienne sont dans le vert. Avec un chiffre d'affaires en hausse à 3,9 milliards d’euros (+13% par rapport au premier semestre 2024), et un bénéfice net de 153 millions d’euros, cette année pourrait être celle de l’équilibre, selon Le Monde. C’est ce qu’espère le directeur financier, Jean-Yves Leclercq.
Ce rebond est dû à un ensemble de facteurs. D’abord, les résultats de la RATP sont en forte hausse grâce à ses filiales qui opèrent loin de la région parisienne. Ces excellents résultats reposent aussi sur un contrat renégocié avec Île-de-France Mobilités, prévoyant une meilleure rémunération pour la régie. Par ailleurs, la RATP a pu compter sur une baisse des coûts énergétiques, estimée à 20 millions d’euros au premier semestre 2025, ainsi que sur une meilleure productivité. En conséquence, la régie parisienne a vu son chiffre d'affaires bondir de 13%, pour atteindre les 3,9 milliards d’euros, quand le résultat opérationnel, de son côté, a quadruplé, et passe de 51 à 224 millions d’euros. Des chiffres qui font oublier les pertes de 129 millions en 2023, et de 54 millions en 2024.
Contrat renégocié, filiales en forme et dette sous contrôle
L’un des moteurs de ce rebond est l’accord signé à la mi-juillet entre la RATP et Île-de-France Mobilités, qui prévoit une meilleure rémunération contre des engagements de productivité. Rétroactif au 1er janvier, il contribue donc en grande partie à l'amélioration des résultats de la RATP, a expliqué son directeur financier.
L’autre levier d’amélioration, ce sont les excellentes performances des filiales de droit privé de la RATP. Ces filiales représentent aujourd'hui 31% du chiffre d'affaires du groupe. L’une d’elles, RATP Dev, a cédé lors de cette première moitié d’exercice 2025, des bus londoniens, activités déficitaires qui plombaient les comptes de l’entreprise publique. Par ailleurs, la RATP a aussi commencé à exploiter d’autres gros réseaux de transports comme le métro de Riyad, en Arabie saoudite, ou encore celui de Lyon.
Enfin, la régie explique avoir freiné la hausse de sa dette. Entre juin 2024 et juin 2025, celle-ci n’a progressé que de 30 millions d’euros, atteignant 6.285 milliards. Un répit bienvenu après les années Covid et l’explosion des coûts liée à l’inflation.


















