
Elle est la star de l’équipe suisse de football féminin. À en croire et surtout entendre les supporters qui scandent son nom et lui demandent des photos, tous les projecteurs sont braqués sur Alisha Lehmann. Pourtant, sur le terrain, celle qui a intégré l’effectif des 23 joueuses de l’équipe suisse pour l’Euro, n’a qu’une place secondaire. «Elle est la cinquième option pour les ailes», voire «la doublure de la doublure» en attaque, estime ainsi le site d’information suisse Watson.
Mélange de glamour, d’influence et de sport de haut niveau, Alisha Lehmann divise pourtant. «Alisha Lehmann ? Un nom qui polarise», explique le média helvète. Si pour les uns elle est une femme d’affaires géniale, pour d’autres, elle est une bénédiction pour l’équipe nationale féminine. D’autres, enfin, estiment de leur côté qu’elle est une footballeuse surestimée.
Des posts à six chiffres
Aujourd’hui suivie par près de 17 millions de personnes sur le réseau social Instagram, la sportive, qui a commencé le football à l’âge de neuf ans au FC Konolfingen avant de poursuivre sa formation au BSC YB Frauen, sait qu’elle est bien souvent réduite à son image sur les réseaux sociaux. Des critiques qui l’ont même poussée à s’exprimer dans un message mêlé d’agacement et de lucidité. «Je ne dirais pas que ça m’énerve. Chacun peut dire et penser ce qu’il veut. Après tout, nous ne montrons qu’une partie de notre vie sur les réseaux sociaux», a-t-elle confié, rapporte le média Foot Mercato.
Si aujourd’hui sa valeur marchande reste modeste puisqu’elle est estimée à 65 000 euros selon Soccerdonna, reste que ses revenus dépassent largement les standards du football féminin. Des revenus qu’elle doit notamment à son image et à l’argent que lui rapporte chacun de ses posts sponsorisés sur Instagram pour satisfaire ses millions d’abonnés. En effet, selon plusieurs sites spécialisés, chacun lui rapporterait environ 280 000 euros. Outre ces posts, Alisha Lehmann vend plusieurs produits à son effigie, parfois suggestifs. De quoi susciter une vague de critiques à laquelle elle tient à répondre. «Je ne suis pas une influenceuse. Mon métier est footballeuse», tient-elle à rappeler. Sa mère, elle aussi, a tenu à monter au créneau pour défendre sa fille. «Elle joue depuis des années dans les meilleurs championnats. Ce n’est certainement pas parce qu’elle ne fait que se maquiller», a-t-elle cinglé. Adulée ou critiquée, une chose est sûre, Alisha Lehmann fait parler, et vendre donc.


















