Michel-Édouard Leclerc reste hésitant. Malgré sa place de numéro un des personnalités politiques préférées des Français avec 49% d’opinions favorables, dans le baromètre Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio, en février dernier, le patron des supermarchés Leclerc reste prudent concernant ses ambitions présidentielles. «Je me laisse porter. Je pense que je suis plus utile sur le terrain», a-t-il affirmé sur le plateau, sur le plateau de CNews, lundi 20 avril.

Mais «cette popularité me donne du crédit pour aller convaincre des hommes politiques pour leur dire que ça marche [...] C'est une manière de faire passer des sujets», a-t-il poursuivi. Et pourquoi pas les siens ? «Peut-être», a-t-il alors répondu à Laurence Ferrari, laissant ainsi la porte entrouverte à un an de l’élection. Ce n’est pas la première fois que le président du comité stratégique des centres E.Leclerc laisse planer le doute sur une possible candidature. «Je n'exclus rien», avait-il déclaré, début février sur les ondes de France Inter, fidèle à la stratégie du «ira-ira pas» qu'il cultive depuis plusieurs mois. Une envie qui peut s’expliquer par sa popularité grandissante.

Des élites françaises «pas assez proches du peuple»

Un récent sondage OpinionWay, publié dans La Tribune Dimanche, révélait que six Français sur dix pensent qu'il ferait un bon président. Un chiffre que Michel-Édouard Leclerc interprète comme «le désarroi du grand public face à une classe politique qui s'est focalisée sur des jeux de partis». Des élites françaises qu’il a, à nouveau, taclées ce matin. «Elles ne sont pas assez proches du peuple, elles ne savent pas leur parler, pas donner de l’affect, de la reconnaissance au métier de l'artisanat, du bâtiment, etc.» a-t-il dénoncé.

Concernant la possible hausse des prix dans les supermarchés, le chef d'entreprise l’assure : «Le prix du caddie dans les prochaines semaines n'augmentera pas», alors que les prévisions d’inflation sont estimées à moins de 1%. Même son de cloche pour «le prix du pétrole» qui «ne baissera pas de sitôt». «Pour le moment, c'est du yo-yo. C'est impossible aujourd'hui, même pour un opérationnel, pour un distributeur, pour un acheteur, d'avoir un plan d'achat. Vous vous rendez compte, il y a des volatilités de 60 centimes quelquefois en une semaine sur un litre», a expliqué Michel-Édouard Leclerc.

Six mois de crise énergétique à prévoir

Enfin, il prévoit six mois de crise énergétique. «On risque de rester à un tel niveau notamment à cause de tout ce qui a été détruit et même si ça se reconstruit vite, tout ne va pas se faire en deux mois», a-t-il prévenu.

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