
L’annonce de la naturalisation française de George Clooney fait des remous en France et suscite beaucoup de réactions. Les ministres ne sont pas épargnés. Invitée dans la matinale de Franceinfo mercredi 31 décembre, la ministre déléguée auprès du ministère de l’Intérieur, Marie-Pierre Vedrenne, semblait reconnaître à demi-mot le malaise qu’a pu provoquer cette procédure de naturalisation dans l’opinion. «À titre personnel, je peux comprendre l’appréciation de certains Français sur ce sujet du «deux poids deux mesures»», a-t-elle admis.
De son côté, la ministre déléguée affirme ne pas avoir connaissance d’un traitement de faveur pour l’acteur désormais naturalisé. Mais elle avoue s’interroger sur le signal envoyé à la population française. «Je pense que ce n’est pas le bon message envoyé», a-t-elle affirmé face à notre confrère de Franceinfo.
Un débat sur l’équité de cette procédure
Lors de sa réponse, la ministre a toutefois insisté sur un point en particulier : le fond du dossier en soi ne pose pas de problème, George Clooney habitant en France depuis plusieurs années et possédant une résidence sur le territoire. Mais pour elle, «on doit faire attention au message qu’on peut envoyer». Selon la ministre, la question de fond est donc celle de «l’équité», «absolument essentielle» à ses yeux.
Une prise de position qui montre bien qu’au sein même du gouvernement, il est possible d’entrevoir des tensions internes sur cette affaire. Si la naturalisation est une décision administrative, elle est encadrée par des critères précis. Mais la médiatisation d’un dossier qui concerne un acteur de l’envergure de George Clooney ravive une frustration chez certains demandeurs de la nationalité française, parfois engagés depuis plusieurs années dans un parcours long et complexe.


















