
Kiev peut compter sur le précieux soutien de Londres. Evoqué depuis de longs mois, le missile Nightfall entre désormais dans une phase concrète. Le Royaume-Uni a officialisé son intention de lancer, à partir de 2026, le développement de nouveaux missiles balistiques tactiques destinés à accroître les capacités militaires de l’Ukraine, indique Le Parisien ce mardi 13 janvier. Selon le ministère britannique de la Défense, ces armements «renforceront la puissance de feu de l’Ukraine pour se défendre contre la machine de guerre de Vladimir Poutine».
Ces missiles de longue portée conçus par l’industrie britannique permettront non seulement de soutenir l’effort de guerre ukrainien, mais aussi d’imposer une pression stratégique supplémentaire sur le Kremlin. Sur le plan technique, le projet prévoit la mise au point d’un missile balistique capable d’atteindre des cibles situées à plus de 500 km. Il serait équipé d’une ogive conventionnelle d’environ 200 kg et conçu pour opérer dans des environnements de combat particulièrement complexes, notamment en présence de fortes perturbations électromagnétiques.
Une arme «puissante et rentable»
Un autre élément clé réside dans son coût : chaque unité ne devrait pas dépasser 920 000 euros, selon nos confrères. «Nightfall est destiné à fournir à l’Ukraine une option de frappe à longue portée puissante et rentable, avec des contrôles à l’exportation étrangers minimaux», indique le ministère de la Défense britannique sur son site Internet. Les capacités annoncées sont ambitieuses : tirs multiples en rafale, rechargement en quelques minutes et possibilité de lancement depuis une large gamme de véhicules.
Cette flexibilité doit permettre aux forces ukrainiennes de frapper rapidement des objectifs militaires stratégiques, «avant que les forces russes ne puissent réagir». Pour mener à bien ce programme, le Royaume-Uni s’appuie sur trois équipes industrielles distinctes. Chacune s’est vu attribuer un contrat de développement d’environ 10,3 millions d’euros. Leur mission : concevoir et livrer trois premiers missiles en l’espace de douze mois afin de procéder à des essais de tir, tout en garantissant une capacité de production pouvant atteindre dix systèmes par mois.
Au-delà du soutien à l’Ukraine, Londres considère le missile Nightfall comme une base technologique pour l’avenir. Si le projet aboutit, ces missiles pourraient servir de socle aux futurs programmes de frappe à longue portée des forces armées britanniques, renforçant ainsi durablement les capacités.


















