
L’hiver est toujours une saison propice aux virus en tous genres, mais encore plus pour la grippe, le Covid-19 ou la bronchiolite chez les plus petits. Contagieuse et virale, la grippe touche en moyenne 2,5 millions de personnes en France chaque année. Et depuis début décembre, elle gagne du terrain dans toutes les classes d’âge. Alors, pour éviter de se rendre absolument chez le médecin dès le moindre nez qui coule, maux de gorge ou maux de tête, un nouvel autotest vient de voir le jour, a appris BFMTV.
Il vient d’arriver en pharmacie ce lundi 15 décembre et permet de détecter aussi bien le Covid-19 que la grippe. Pour cela, il suffit d’effectuer un prélèvement nasal dans chaque narine à l’aide de l’écouvillon fourni. Si deux traits apparaissent sur la bandelette bleue, vous êtes positif au Covid-19. En revanche, si les deux traits sont sur la bandelette verte, vous avez la grippe. En quelques minutes, les résultats tombent.
Encourager la prise en charge par soi-même
Etant donné la similarité des symptômes, cela permet de savoir de quoi on souffre : «Ça permet une meilleure prise en charge, pas forcément par les médecins. Tous les professionnels de santé peuvent agir», explique Matthieu Saulnier, pharmacien interrogé par BFMTV. Face à une vague d’épidémie de grippe, où tous les départements sont en rouge, l’autotest doit permettre de désengorger les services de santé. A ce stade, 25 000 autotests doivent être livrés dans les pharmacies.
Interrogé par nos confrères, le chef du service des maladies infectieuses du CHU d'Orléans, le Dr Thierry Peazuck, souligne qu’avec ces autotests, «on va moins aux urgences puisqu'on sait qu'on a une grippe qui va normalement, si on n’a pas de facteurs de gravité, de comorbidité, être quelque chose qui va durer trois ou quatre jours». En outre, ce type de produit doit permettre d’encourager «la pratique et la prise en charge des patients par eux-mêmes».
La campagne de vaccination lancée dès octobre
La campagne de vaccination contre la grippe a été lancée mi-octobre et cible principalement les personnes âgées de 65 ans et plus, ceux à risque de forme grave, les femmes enceintes, les résidents en Ehpad et en unité de soins de longue durée (USLD) ainsi que ceux vivant dans l’entourage ou en contacts réguliers avec des personnes immunodéprimées ou vulnérables aux formes graves de l’infection. Le vaccin est pris en charge à 100% par l’Assurance maladie et remis sur présentation du bon de prise en charge et de leur carte Vitale. Début décembre, dans le cadre du PLFSS, les députés ont adopté la vaccination obligatoire des résidents d'Ehpad et des soignants exerçant à titre libéral, et ce «pendant la période épidémique».



















