Comment parvenir à se passer d’énergie fossile en France dès 2050? Autrement dit, comment trouver un substitut à ces ressources qui couvrent aujourd’hui 60% de notre consommation énergétique. RTE, le gestionnaire de notre réseau électrique, a présenté en octobre dernier plusieurs scénarios. Tous font la part belle aux énergies renouvelables qui devront contribuer massivement à la production d’électricité : à hauteur de 50% si l’on relance le nucléaire, voire à 100% si l’on se prive totalement de l’atome.

Problème : les renouvelables ne fournissent pas à la demande, comme une centrale nucléaire, à gaz ou à charbon. Pour résoudre cette difficulté, il faudra donc arriver à stocker cette énergie météo-dépendante. C’est une condition sine qua non pour assurer la sécurité d’approvisionnement. Autrement dit, éviter le black-out.

Si la France veut maintenir le même niveau de sécurité d’approvisionnement qu’aujourd’hui, elle devra investir des dizaines de milliards d’euros en moyens de stockage. Dans l’état actuel de la réglementation, l’offre ne doit pas manquer plus de trois heures par an. Et par ailleurs, le recours au délestage (on limite la consommation en fermant certains comptes) ne doit pas excéder deux heures par an. Avec la généralisation des renouvelables, le maintien de ces normes de sécurité va devenir plus périlleux.

Certes, note RTE, le développement des interconnexions entre les réseaux électriques des différents pays européens peut répondre en partie aux besoins. Mais cela ne suffira pas. «Le volume de stockage nécessaire dépendra des scénarios, mais les moyens devront fortement augmenter dans tous les cas», explique Olivier Houvenagel, directeur adjoint de l’économie du système électrique de RTE.

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