Le rêve d’une vie qui se transforme en triste réalité. Jenny Phenix, une femme de 68 ans, avait décidé de tout plaquer pour pouvoir vivre sa retraite sur un bateau de croisière. Elle avait dépensé pas moins de 300 000 dollars pour un voyage qui devait durer initialement trois ans. Au programme, 425 destinations et une option pour l’achat d’une cabine à bord du Villa Vie Odyssey.

Alors que le départ était prévu le 15 mai à Southampton, des problèmes apparaissent avant de prendre la mer. «Nous avions été prévenus d’un léger retard, mais rien ne semblait critique et, bien sûr, les plans de voyage et les réservations d’hôtel avaient été faits des mois à l’avance», affirme la sexagénaire auprès du Telegraph. C’est ainsi que le départ est reporté au 30 mai, soit quinze jours plus tard.

Plus d’une douzaine de plaintes de résidents

Le bateau, après être parti le 30 mai, prend la direction de Belfast mais doit finalement repasser au chantier naval afin d’effectuer de nouvelles réparations. Quatre mois plus tard, le navire est toujours en Irlande du Nord. Une situation qui irrite Jenny Phenix. «Je n’ai jamais été impolie ou irrespectueuse et je n’ai jamais participé à des attaques personnelles. Il s’agissait de conversations privées», rapporte-t-elle. Mais visiblement, le mal était déjà fait. La compagnie lui demande de quitter la croisière immédiatement.

«Nous avons reçu plus d’une douzaine de plaintes officielles de résidents concernant vos plaintes et votre négativité continues», explique la directrice, Kathy Villalba. «Ce comportement a eu un impact significatif sur le moral et le bien-être des autres passagers», ajoute-t-elle, dans des propos rapportés par The Telegraph. Depuis, Jenny Phenix a pu être partiellement remboursée. «Je ne peux même pas commencer à décrire la dévastation émotionnelle et les conséquences physiques que cela a eues sur moi», avoue l’Américaine.