Un assistant vocal pour simplifier les appels en visio avec ses proches. Une intelligence artificielle qui détecte des anomalies dans la voix et les mouvements des personnes âgées en Ehpad. Une plateforme de mise en relation entre étudiants et seniors d’un même quartier pour répondre à des besoins ponctuels de courses, de bricolage ou de sortie. Le monde de la silver économie compte une cohorte de produits et services répartis dans plus de 20 activités : habitat, domotique, transports, maintien à domicile, téléassistance, services à la personne… Depuis dix ans, ce marché attire des centaines d’entrepreneurs qui, à coups de technologies, d’innovations et de bonnes idées ont à cœur de faciliter la vie et le bien-vieillir des seniors. Seulement voilà, le «mirage gris» se fait attendre et nombre de start-up persuadées de tenir le bon filon n’obtiennent pas les résultats attendus. A l’exception de quelques rares success stories, comme celle de Famileo, beaucoup peinent à décoller et à atteindre la phase de croissance.

Un secteur très polymorphe

Plusieurs facteurs expliquent ce décalage entre les promesses du marché et la réalité du terrain. D’abord, ceux qu’on qualifie de seniors ne représentent pas une génération, mais plusieurs. «Une personne de 60-70 ans et une de plus de 80 ans n’ont pas les mêmes besoins. Au sein de ce marché polymorphe peuvent émerger des économies très différentes les unes des autres», indique Frédéric Serrière, spécialiste des seniors et fondateur du think tank Age Economy. Selon lui, les start-up sont trop focalisées sur le grand âge et proposent des produits et des services inadaptés, souvent technologiques, qui ont du mal à convaincre.

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