A quoi peuvent s’attendre les retraités dans le cadre du futur budget 2026 ? Alors que l’opposition réclame toujours un retour de l’âge de départ à 62 ans, le Premier ministre a dévoilé dans sa feuille de route fiscale qu’il ne comptait pas suspendre la réforme entreprise par Elisabeth Borne. Toutefois, une hausse des moyens de l’ordre de six milliards d’euros sera allouée aux retraites en 2026, a-t-il précisé. Une bonne nouvelle pour les retraités ? Pas pour tous, détaille Le Parisien.

Pourquoi ? Parce que selon le ministère de l’Economie, la facture totale liée aux retraites devrait augmenter de huit milliards d’euros. Cela est dû à la hausse du nombre de retraités, mais également aux revalorisations des pensions en fonction de l’inflation. Alors, pour combler la différence, le gouvernement songerait à s’attaquer aux retraités les plus aisés, du moins à geler leur pension. Selon les informations du Parisien, les plus modestes verraient ainsi leur retraite revalorisée de 1%. «Tout cela reste à éclaircir, mais les retraités s’en sortiraient beaucoup mieux qu’avec François Bayrou», explique à nos confrères l’économiste Erwann Tison.

Des mesures qualifiées de «rustines» par les économistes

Toutefois, l’économiste remet en question la distinction faite entre les retraités les plus aisés et les plus modestes, tout simplement parce que certains recevant une pension plus faible peuvent cumuler d’autres revenus. Faut-il plutôt rehausser les taux de la CSG ? Alors que les retraites ont augmenté automatiquement de 2,2% en 2025, d’autres économistes considèrent que l’Etat ne devrait pas décider des revalorisations de pensions.

«La solution serait de laisser les commandes de la Cnav aux partenaires sociaux, avec un système par points comme l’Agirc-Arrco», détaille auprès du Parisien, Nicolas Marques, directeur général de l’Institut Molinari. L’économiste, qui qualifie de «rustines» les mesures concernant le recul de l’âge de départ ou l’indexation des pensions, estime qu’il n’existe pas de «réformes structurelles positives». Selon lui, il faut «créer plus de richesses pour la retraite». Les retraités les plus aisés seront-ils les premiers mis à contribution en 2026 ? Réponse dans quelques jours.