
Loin des critiques de la réforme des retraites en France ou de la décision danoise (historique en Europe) de porter l’âge légal de départ à 70 ans, l’Allemagne réfléchit à un autre schéma. En effet, comme l’explique BFMTV, nos voisins allemands doivent faire face à un défi de taille avec le vieillissement de la population. Résultat, avec une génération de baby-boomers qui va partir à la retraite, et des cotisants de moins en moins nombreux, le système de retraite doit trouver un équilibre.
Tout juste nommé chancelier, Friedrich Merz envisagerait un projet de «pension anticipée». Concrètement, l’idée serait de préparer les enfants à la retraite dès le plus jeune âge en versant à chaque jeune âgé de six à dix-huit ans la somme de dix euros chaque mois sur un «compte individuel de retraite». Un dispositif qui serait entièrement financé par l’Etat. En revanche, chacun se chargerait de l’argent placé en le faisant fructifier à sa guise.
Apprendre aux enfants à gérer leur argent et épargner
Selon Friedrich Merz, l’idée serait de permettre à chaque enfant allemand d’anticiper l’avenir même avec un capital «symbolique». Chaque citoyen allemand pourrait également apprendre à gérer son argent et les apprendre à «épargner», tout en suivant un credo : «Commencez tôt avec de petites sommes et laissez-les pour longtemps.» En partant sur un rendement annuel de 6%, un jeune âgé de 18 ans aurait déjà accumulé un pécule de 2 100 euros.
Selon les défenseurs de ce projet, à 18 ans, tous les bénéficiaires pourraient continuer à verser dix euros par mois sur ce compte jusqu’à leur retraite. Ils pourraient alors accumuler 70 000 euros en plus de leur pension. Si les fonds ne sont que des estimations, étant donné les taux de rendement qui peuvent varier, ils seront bloqués jusqu’à l’ouverture des droits à la retraite. Plus discret sur le coût d’un tel plan, le chancelier doit également compter sur un accord entre conservateurs et sociaux-démocrates.
La mesure semble pourtant sérieuse, d’autant que plusieurs idées ont été écartées, comme une baisse des pensions alors que le taux de pauvreté en Allemagne (19,4%) est bien plus important qu’en France (10,9%) par exemple. Idem pour l’idée d’instaurer un régime obligatoire par capitalisation. En Allemagne, selon la loi, un citoyen ne peut pas percevoir moins de 48% de son salaire lorsqu’il part à la retraite.
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