Des températures étouffantes qui peuvent impacter votre travail. Depuis quelques jours, la France vit une période de chaleur intense, avec des températures dépassant les 40 °C dans certaines régions de France. La quasi-totalité des départements a d’ailleurs été placée en vigilance orange canicule. 16 d’entre eux sont même en vigilance rouge depuis midi. Ces conditions climatiques peuvent parfois empêcher d’exercer convenablement votre travail. «Si vous considérez que ce que vous devez faire dans votre travail peut nuire à votre santé, vous devez prendre contact avec votre employeur et vous pouvez faire usage du droit de retrait», rappelle Catherine Vautrin sur TF1.

Néanmoins, la ministre du Travail et de la Santé affirme que les employeurs doivent, «dans un contexte de forte chaleur comme aujourd’hui, adapter les horaires, les postes de travail, les équipements». Elle ajoute que ces derniers sont également dans l’obligation de fournir de l’eau (trois litres par jour), surtout pour les salariés travaillant à l’extérieur et dans des endroits dans lesquels il n’y a pas d’eau potable.

Travailler davantage le matin

«Quand on a des journées exceptionnelles comme aujourd’hui, le bon sens de chacun est à l’œuvre», explique la ministre. Elle prend ainsi l’exemple des professionnels du bâtiment qui devraient privilégier de travailler très tôt le matin jusqu’à la mi-journée car «en pleine chaleur, ce n’est pas raisonnable». Catherine Vautrin évoque aussi «la nécessité de se dire "je dois être vigilant, je n’attends pas d’être assoiffé" car si je suis assoiffé, je commence à me déshydrater».

Pour rappel, même si la loi ne définit pas de température maximale à ne pas dépasser pour travailler, une température supérieure à 30 °C dans les bureaux de l’entreprise représente un danger. Tout comme pour les températures basses, le salarié est en droit d'exercer son droit de retrait s’il considère que la chaleur représente un danger pour sa santé.