
Petit mois est-il synonyme de petit salaire ? Cette année, le mois de février ne compte que 28 jours, cela signifie-t-il pour autant que vous serez moins bien payé que les autres mois de l’année ? Rassurez-vous, la réponse est : non. Car comme le stipule l’article L3242-1 du Code du travail, «la rémunération des salariés est mensuelle et indépendante, pour un horaire de travail effectif déterminé, du nombre de jours travaillés dans le mois».
Votre rémunération dépend donc avant tout du nombre d’heures travaillées, rappelle Actu.fr. Car comme le précise le Code du travail, «le paiement mensuel neutralise les conséquences de la répartition inégale des jours entre les douze mois de l'année». Ainsi, la durée hebdomadaire prévue dans votre contrat de travail est multipliée par le nombre de semaines de l’année (52), puis divisée par le nombre de mois (12). Un employé travaillant 35 heures par semaine, par exemple, comptabilise environ 151,6 heures par mois. «Pour un horaire équivalent à la durée légale hebdomadaire, la rémunération mensuelle due au salarié se calcule en multipliant la rémunération horaire par les 52/12 de la durée légale hebdomadaire», explique le Code du travail.
Un salaire net variable
Toutefois, ces dispositions ne s’appliquent pas à certains salariés, à savoir ceux qui travaillent à domicile, les salariés saisonniers, intermittents et temporaires. Si votre salaire brut ne varie jamais, en revanche, votre salaire net, lui, peut évoluer en fonction des primes ponctuelles qui vous sont versées (treizième mois, prime d’intéressement…) ou bien de certains avantages, comme les titres-restaurant, qui eux, sont délivrés selon le nombre de jours travaillés dans le mois.
Pour rappel, en janvier 2025, le montant du Smic annuel s'élève à 21 621,60 euros bruts par an, soit 17 115,69 euros nets par an. Le Smic horaire est, lui, de 11,88 euros de l’heure brut, soit 9,40 de l’heure net.


















