Si vous avez plus de 65 ans et des revenus modestes, vous pouvez peut-être bénéficier de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), anciennement appelée «minimum vieillesse». Cette aide garantit un revenu minimum aux seniors aux ressources faibles, voire nulles, sous réserve de remplir certains critères. Tout d’abord, il faut résider en France au moins neuf mois par an.

Ensuite, le bénéficiaire doit avoir au moins 65 ans, sauf dans certaines situations particulières : si vous êtes reconnu inapte au travail, atteint d’une incapacité permanente d’au moins 50%, ou titulaire d’une retraite anticipée pour carrière longue, l’âge minimum peut être abaissé à 62 ans. Enfin, les ressources de votre ménage, après perception de l’ensemble des retraites de base et complémentaires, françaises ou étrangères, ne doivent pas dépasser un certain plafond. Or ce plafond a été réévalué en 2026 pour suivre l’inflation, estimée à +0,9%.

Des plafonds révisés en 2026

Il s’élève désormais à 12 523,14 euros par an pour une personne seule, soit 1 043,59 euros par mois, et à 19 442,21 euros par an pour un couple, soit 1 605,73 euros par mois, comme l’indique RMC Conso. L’Aspa n’est pas une pension fixe : il s’agit d’une allocation différentielle dont le rôle est de compléter vos revenus afin d’atteindre le minimum garanti, rappellent nos confrères. Concrètement, une personne seule disposant de 500 euros de revenus mensuels percevra 543,59 euros par mois grâce à l’Aspa, pour atteindre le plafond prévu.

Vous pouvez faire votre demande auprès de votre caisse de retraite ou, si vous n’en percevez pas, directement auprès de votre mairie. Toutes les informations pratiques ainsi qu’un simulateur pour vérifier votre éligibilité sont disponibles sur le site officiel economie.gouv.fr.