
C’est le cheval de bataille du gouvernement qui doit coûte que coûte rassurer les Français, mais également les partis d’opposition : les impôts ! Lors de son discours de politique générale le 1er octobre, Michel Barnier a confirmé qu’un effort serait demandé aux Français, et qu’il y aurait une hausse des impôts, mais ciblée, principalement pour les grandes entreprises et les contribuables les plus fortunés. Le lendemain, le ministre de l’Économie confirmait une hausse «exceptionnelle et temporaire», tout en rassurant : «On ne touchera pas à la fiscalité des classes moyennes.»
Antoine Armand n’avait, en revanche, pas voulu donner de précisions quant au seuil retenu quand le gouvernement parle de classes moyennes ou classes moyennes supérieures. C’est ce qu’a fait le ministre du Budget dans l’émission les «4 vérités» sur France 2, ce jeudi 3 octobre. Interrogé sur le sujet, Laurent Saint-Martin a expliqué que la contribution «exceptionnelle» au redressement des finances publiques sera demandée par le gouvernement aux Français «les plus fortunés».
Les ménages qui touchent plus de 500 000 euros par an
Qui sera concerné ? Seulement «0,3% des ménages les plus fortunés», selon le ministre du Budget, en prenant un exemple : «Un ménage sans enfant qui touche à peu près des revenus de 500 000 euros par an». Quelques minutes plus tard, le ministère a détaillé que la mesure ne concernerait que «75 000 ménages en France». Selon les données de l’Insee (2021), la France en comptait 30,6 millions.
Sur France 2, Laurent Saint-Martin a conclu : «On va faire des contributions ciblées, temporaires, exceptionnelles, d'abord sur les grandes entreprises, mais aussi sur les ménages qui peuvent participer.» De quoi apaiser la colère de l’ancienne majorité ?
Pas vraiment à en croire la réaction de l’ancien ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, qui a qualifié d’«inacceptable» le projet de budget esquissé par le Premier ministre, stigmatisant notamment les hausses d’impôts. Il a précisé qu’il ne comptait pas, en l’état actuel des choses «voter une augmentation d'impôts».



















