Une manne financière non-négligeable. Plus de la moitié des Français ne paient pas l’impôt sur le revenu. Pourtant, s’il était amené à être généralisé, comme le propose la Confédération des petites et moyennes entreprises, cela pourrait permettre de réduire le déficit public. En effet, si les plus de 22 millions de foyers non-soumis à un impôt sur le revenu payaient seulement 100 euros, 2 milliards d'euros rentreraient dans les caisses de l’État chaque année, énonce nos confrères d'Europe 1. Ainsi, faire contribuer tous les Français au financement du système de santé, pourrait se révéler bénéfique.

Toutefois, cette idée ne date pas d’hier. L’impôt sur le revenu universel est un sujet qui revient régulièrement dans les programmes des candidats à l’élection présidentielle comme François Bayrou en 2007 ou lorsque Manuel Valls était Premier ministre au cours du mandat de François Hollande.

Tout le monde doit contribuer, même modestement

«Il faut transférer une partie du coût du modèle social vers d'autres modes de fiscalité pour que le travail paie mieux», martèle Amir Reza-Tofighi, président de la CPME. «Il faut aussi diminuer le coût du modèle social, en permettant d'avoir un modèle fiscal qui soit mieux maîtrisé et que les charges salariales et patronales diminuent pour que d'autres modes de fiscalité financent le modèle social», ajoute le dirigeant.

Sur RMC, Amir Reza-Tofighi a précisé que chacun devait contribuer, même modestement. «Tout le monde doit payer un petit peu à la hauteur de ses revenus, même symboliquement», a-t-il expliqué. «L’idée, ce n’est surtout pas de revenir sur l’accessibilité de la santé pour tout le monde, mais c’est que tout le monde soit conscient du coût de la santé», poursuit-il. La semaine dernière, Emmanuel Macron a demandé au gouvernement d’ouvrir «une conférence sociale avec les partenaires sociaux sur le financement du modèle social, en préconisant d’aller chercher de l’argent en dehors du seul travail».