
Les fonds eurocroissance vont-ils revenir sur le devant de la scène ? Proposés dans une dizaine de contrats d’assurance vie, ces produits d’épargne ont été lancés au début des années 2010. Il s’agissait alors de trouver une alternative aux fonds euros «classiques», dont les performances étaient au tapis. A l’époque, les rendements des obligations étaient tirés vers le bas par les taux directeurs de la Banque centrale européenne (BCE) proches de zéro. Les fonds eurocroissance se situent à mi-chemin entre les deux grandes composantes de l’assurance vie : le fonds en euros et les unités de compte (UC).
A la différence du premier, ils ne sont pas garantis en capital à tout moment, mais uniquement à partir de huit ans. Une durée de blocage de vos fonds qui permet aux assureurs d’investir sur des supports plus risqués, comme des actions, de l’immobilier, des fonds communs de placement à risque (FCPR)… En cas de retrait avant ce délai, vous vous exposez par conséquent à un risque de perte en capital.
Mais le jeu en vaut-il la chandelle ? En 2024, le meilleur taux servi (bonus inclus) s’est élevé à 5,32% (Allianz Fonds Croissance). Mais ce nouveau fonds, créé en 2024, a bénéficié de la remontée des taux obligataires, à l’œuvre depuis 2022. Or les fonds euros classiques en profitent également. En conséquence, «les fonds eurocroissance ont un intérêt limité, compte tenu de la qualité des taux désormais servis sur les fonds en euros. Ils restent pertinents pour investir de façon sécurisée, mais à long terme uniquement», explique Cyrille Chartier-Kastler, fondateur de Good Value for Money.
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Risque : moyen
Durée : sur 8 ans au moins
Fiscalité : identique à celle de l’assurance vie.
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