Læticia Hallyday a-t-elle été forcée de vendre la dernière demeure de Johnny ? Avec la cession de La Savannah pour 8 millions d’euros, révélée par Closer le 19 juin, elle va pouvoir éponger une bonne partie des dettes fiscales en souffrance de son illustre mari. La transaction, signée avec une famille avec enfants qui emménagera à Marnes-la-Coquette (92) en septembre, devrait en effet permettre à Læticia d’échapper aux foudres du fisc.

Sur la dette fiscale de 36 millions d'euros laissée par Johnny, sa veuve en a désormais remboursé 26 millions en France, plus une partie aux Etats-Unis, selon nos informations. Et ce, en comptant les 8 millions d’euros issus de cette cession. Bien moins que le montant demandé lors de la mise en vente du bien, le mois suivant le décès du chanteur, en janvier 2018, supérieur à 30 millions d’euros. Six ans plus tard, et devant l’absence d’acquéreurs à un prix révisé à 15 millions d’euros, Læticia avait consenti à le diviser par trois par rapport à ses exigences de départ, à 10,5 millions d’euros. Une coupe insuffisante là encore pour attirer les acheteurs. Plus de sept ans après l’ouverture de la succession de «l’idole des jeunes», Læticia Hallyday a donc dû se résoudre à «brader» la luxueuse villa de 1 100 mètres carrés construite sur un terrain de près d’un hectare, acquise en 1999 pour 4,9 millions d'euros.

Il faut dire que l’horloge tournait pour l’ex-mannequin, menacée d’une mise en vente forcée qui aurait pu lui coûter très cher. «Elle est soulagée de cette vente à 8 millions d’euros. Sans celle-ci, en mars 2026, la maison allait être mise aux enchères par le fisc et elle serait probablement partie à un prix inférieur», confie un proche des Hallyday à Capital.

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«La maison des Hallyday aurait pu être vendue beaucoup moins chère»

Si Læticia Hallyday avait pu négocier un délai avec les services des impôts pour régler les dettes fiscales de son défunt mari, la mansuétude du fisc touchait donc à sa fin. «Pour le règlement des droits de succession, si la majeure partie du patrimoine est constituée d’actifs peu liquides, comme des biens immobiliers, le paiement peut être échelonné jusqu'à trois ans, avec un maximum de sept paiements assortis d’intérêts au taux légal», explique Nathalie Couzigou-Suhas, notaire à Paris. Mais c’est donc un délai bien plus long qu’a obtenu Læticia Hallyday, «pour des dettes fiscales contractées par Johnny de son vivant», en déduit l’experte.

Le sablier presque écoulé, la mère de Jade et Joy s’exposait donc à un risque majeur, celui d’une vente aux enchères judiciaire ordonnée par l’administration fiscale. «Au terme du délai accordé par le fisc, et après l’envoi par ce dernier d’une mise en demeure au débiteur, le bien peut en effet être mis aux enchères, confirme Maître Couzigou-Suhas. La vente judiciaire fait l’objet d’une grande publicité pour qu’un maximum d’acheteurs se rendent au tribunal le jour J».

Un nombre d’acquéreurs potentiel maximum… pour un prix final qui peut à l’inverse se réduire dramatiquement. Car contrairement à une vente aux enchères classique, le volet judiciaire ne prévoit pas de prix de réserve, seulement une mise à prix définie après l’expertise du bien ordonnée par le tribunal. «Cette mise à prix peut correspondre à 60% de l’estimation du bien. La maison des Hallyday aurait donc pu être vendue beaucoup moins chère», confirme la notaire parisienne. Et le solde des dettes fiscales de Johnny continuer d’être un bien lourd fardeau pour Læticia Hallyday.

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