Il faudra se serrer un peu plus encore la ceinture, surtout après les fêtes de fin d’année. En 2026, les aides personnalisées au logement subissent des modifications. Créée pour aider les locataires à payer leur loyer, l’APL est versée par la caisse d’allocations familiales (Caf), ou la mutualité sociale agricole (MSA) à tous ceux qui sont éligibles. Et ces règles d’éligibilité ont changé après un texte voté au Sénat début décembre.

En effet, les parlementaires de la chambre haute ont décidé, à la majorité, de geler l’aide personnalisée au logement aux étudiants étrangers. Dix mille personnes sont ainsi concernées selon les estimations. De plus, leur éligibilité est restreinte désormais. Cette mesure restrictive vise à réaliser un peu plus de 100 millions d’économies budgétaires pour l’État.

Les APL figées au niveau de 2025

Dans les faits, les étudiants non-européens devront désormais justifier de deux ans de résidence en France afin de prétendre à pourvoir les APL. Autre cas, pour les étudiants issus de foyers aisés, l’exclusion pourrait s’étendre aux 20% des foyers fiscaux les plus aisés. À la suite du vote, le sénateur écologiste Ronan Dantec a dénoncé un «contresens historique évident» et «vision décliniste de la France d’un pays rabougri qui se replie sur lui-même, pas à hauteur de son histoire».

Aussi, en 2026, les APL ne seront pas revalorisées mais figées au niveau de 2025 sans prendre en compte un retour de l’inflation. Grâce à ce gel, l’État réalise 108 millions d’euros d’économies.