Le «grand de la petite distribution», comme le qualifie son PDG sur le plateau de BFM Business où il était reçu mardi 25 novembre, prévoit de grands changements. «On a une stratégie très claire» a affirmé Philippe Palazzi. Également président de Monoprix et Naturalia, il annonce qu'il est prévu de rénover 100% du «parc à horizon 2030» de la marque Monoprix, mais ce n'est pas tout. 80% des magasins Franprix et 75% des magasins Naturalia vont aussi être «transformés». La marque Casino va également être relancée.

Aujourd'hui, le groupe Casino représente 3% des parts de marché de la distribution, à titre de comparaison, le groupe Leclerc en détient 24%. En juillet, le groupe a connu le plus grand plan social de son histoire. Le chiffre d'affaires du groupe est passé de 30,5 milliards d’euros en 2021 à 8,5 milliards en 2024. Une chute qui a nécessairement mené à un plan de restructuration pour relancer l'activité et stopper les pertes.

Une «responsabilité sociétale»

Pour Philippe Palazzi, l'équilibre du groupe doit aussi se rétablir pour répondre à une «responsabilité sociétale». «On est implanté dans de nombreux villages», explique-t-il, décomptant 4 000 magasins Casino, Spar et Viva «dans le monde rural». À cet égard, «l'unité du groupe» lui semble cruciale, tout comme l'obligation de «continuer à se développer». D'après le PDG, le commerce de proximité leur réussit. Au troisième trimestre de 2025, «nos six marques ont progressé de + 1,1%» tient à souligner Philippe Palazzi.

En parallèle, Daniel Kretinsky, le milliardaire tchèque détenant 54% de Casino, prévoit de réinjecter 300 millions d’euros pour éponger les dettes du groupe. Casino doit rembourser 1,4 milliard d’euros en mars 2027 mais souhaite baisser le montant à 800 millions d’euros. Une situation due à plusieurs années de surendettement qui ont plongé la société dans de grandes difficultés économiques. La dette du groupe avait déjà été réduite en 2024, lors d'une première restructuration. À l'époque, elle avait été allégée de 5 milliards d’euros.