
Une surtaxe qui touchera 440 entreprises l’année prochaine. Alors qu’elle était prévue pour l’année 2025 seulement, les députés ont voté un amendement pour la mise en place d’une surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises. Initialement, l’exécutif avait annoncé un rendement divisé par deux, à 4 milliards d'euros contre 8 milliards cette année. Mais l’effort demandé sera finalement plus important puisque les députés ont adopté un amendement faisant passer les recettes attendues à 6 milliards d'euros en 2025.
Ainsi, ce sont 440 entreprises qui vont à nouveau payer cette contribution exceptionnelle l’année prochaine. C’est notamment le cas de LVMH. L’entreprise de luxe a réalisé, l’année dernière, 7 % de son chiffre d’affaires en France, soit la somme de 6 milliards d’euros. Avec la version 2025 de la surtaxe sur les entreprises, le groupe a affirmé que celle-ci lui coûterait 700 millions d’euros, le montant le plus élevé recensé parmi les entreprises redevables, rapporte BFM TV.
Le cas particulier de TotalEnergies
Les géants de la construction comme Vinci ou Eiffage devraient également être mis à contribution. Leur chiffre d’affaires sur le territoire français était respectivement de 30,2 milliards et 11,7 milliards d’euros en 2024. Au même titre que Hermès et ses 1,45 milliard de revenus en France l’année dernière. Certaines entreprises comme EDF, Safran, Airbus ou encore BNP Paribas ne devraient pas non plus échapper à cette mise à contribution, comme l’avait expliqué Les Échos en 2024.
Enfin, certains cas particuliers existent. Par exemple, TotalEnergies a un chiffre d’affaires dans le monde dépassant les 210 milliards d’euros mais ne réalise que très peu de bénéfices sur le territoire français. «Si je ne fais pas de l'impôt sur les bénéfices, j'aurais du mal à payer une surtaxe sur l'impôt sur les bénéfices», avait défendu Patrick Pouyanné, le PDG du groupe, en début d’année.


















