
«Tout a commencé à mes quatorze ans, lorsque ma maman m'a offert un ordinateur pour mon anniversaire», se souvient Clément. Rapidement, cet ordinateur devient bien plus qu’un simple outil de divertissement. Clément découvre le business en ligne et crée son premier site d’affiliation, mettant en relation des particuliers avec Amazon. «C’est aussi à cette période que j’ai découvert le marketing digital, notamment la création de sites internet pour des entreprises», ajoute-t-il. Au début, il propose ses services gratuitement. Mais très vite, une question s’impose : «Pourquoi ne pas être rémunéré pour le travail que j’effectue ?». C’est cette réflexion qui marque le début de DigicoMarket.
Créer son entreprise en étant mineur : un véritable casse-tête
«En 2020, j’étais le premier cas, du moins dans mon département, et les administrations ne savaient pas trop comment s’y prendre», explique Clément. L’URSSAF et la Chambre de Commerce et d’Industrie se renvoyaient la balle, multipliant les allers-retours. «Puis j’ai eu un rendez-vous avec le responsable de l’URSSAF du Nord, ce qui a enfin débloqué la situation. Mais je trouve dommage que les jeunes ne soient pas davantage accompagnés», regrette-t-il.
Une fois son activité lancée, Clément frappe aux portes des commerces pour leur proposer une présence en ligne gratuite, dans l’espoir de transformer ces collaborations en contrats rémunérés une fois déclarés. À l’époque, la situation sanitaire liée au Covid-19 joue en sa faveur puisque pour beaucoup de commerces, c’est le seul moyen de continuer à communiquer avec leurs clients. Son pari fonctionne et les médias commencent à s’intéresser à lui. Lorsque La Voix du Nord, média local, publie un article sur lui, c’est le décollage pour DigicoMarket. «Je me souviendrai toujours de ce jour. J’étais en cours et mon téléphone n’a pas arrêté de sonner toute la matinée. J’ai peut-être reçu 80 SMS de demandes de devis. J’ai signé avec tous sans me rendre compte de la charge de travail qui m’attendait», raconte-t-il.
Arrêter les études pour créer son avenir
Ce qui devait être un complément de revenu se transforme rapidement en activité à temps plein. «Je travaillais l’équivalent de deux emplois à temps plein chaque semaine, car je devais gérer une journée complète de travail en plus de mes cours», confie Clément. À 18 ans, il comprend que jongler entre les études et l’entreprise n’est plus possible. Il choisit alors la voie de l’entrepreneuriat et arrête les cours. «Dire à mes parents que je quittais tout pour me lancer dans l’entrepreneuriat était forcément effrayant, mais j’ai la chance d’avoir des proches qui me soutiennent énormément. Aujourd’hui, c’est un vrai bonheur de travailler», conclut-il.


















