
Le dollar a plongé sur le marché des changes ces derniers mois. Une sacrée claque, digne d’un coup de massue. «Mes chers loups de la finance, accrochez-vous ! Donald Trump, fidèle à son style bulldozer, a lâché la bombe : des tarifs douaniers à 145% sur la Chine», souligne James D. Touati (dit Le Loup de Zurich), consultant, formateur, trader et président-fondateur de The Nest, interrogé par Capital. Un coup de tonnerre qui a fait exploser la volatilité du VIX (mesure de la volatilité des actions américaines) et fait plonger le S&P 500 (indice actions phare des Etats-Unis, plus suivi par les gérants de fonds que le Dow Jones, plus connu du grand public) comme un roc dans la tempête.
Et comme si cela ne suffisait pas, Donald Trump a mis la pression sur Jerome Powell et la Fed pour baisser les taux alors que l’inflation, elle, continue de grimper. Résultat ? Panique à bord, les marchés actions s’affolent, la volatilité s’envole… avant que Donald Trump «ne fasse volte-face, calmant brutalement le jeu et faisant retomber la tempête. Mais la Chine ne s’est pas laissée faire : elle contre-attaque en menaçant de sanctions contre les Etats-Unis et leurs alliés, blacklistant plusieurs entreprises américaines, tout en tissant une toile diplomatique en Asie du Sud-Est pour former un bloc contre Washington», fait valoir Le Loup de Zurich.
Quand le dollar prend sa revanche sur les autres devises, la hausse est spectaculaire !
Pendant ce temps, le cours de l’once d’or s’envole, pulvérisant ses records à 3 500 dollars. «Une véritable ruée vers la sécurité (le métal jaune est considéré comme une valeur refuge de référence). Mais ne vous y trompez pas : l’or, c’est la réserve ultime, pas une monnaie de transaction. Le dollar, lui, reste le roi incontesté des devises, le pilier du système monétaire mondial, et il le restera», assure le consultant. Depuis 1969, le dollar n’a connu que trois baisses notables : de janvier 1969 à décembre 1979 (-33%), puis de mai 1985 à août 1992 (-52%), et enfin de mai 2001 à juin 2008 (-41%). Et «ensuite, les hausses ont été littéralement spectaculaires !! (+101% de décembre 1979 à mai 1985, +55% d'août 1992 à mai 2001 et +61% entre juin 2008 et le sommet des dernières années, NDLR)», souligne James D. Touati.

Même avec l’émergence des cryptos depuis 2009, aucune n’a réussi à ébranler l’hégémonie du dollar. Trump «a réagi dès que le billet vert (le dollar, NDLR) a faibli et que les rendements obligataires américains (les taux de rendement des obligations) ont grimpé, montrant que le dollar garde ses atouts majeurs», fait valoir Le Loup de Zurich, pour qui le dollar reste un achat sûr : quand l’or chute, le billet vert reprend des couleurs. Aujourd’hui, cette baisse du dollar «est une opportunité en or pour les investisseurs étrangers, qui en profitent pour s’emparer de billets verts et investir massivement sur les marchés américains, ce qui explique la récente remontée spectaculaire des indices actions américains», explique l’expert.
Donald Trump et les Etats-Unis ne peuvent pas se permettre une baisse prolongée du dollar
Mais ajoutons un peu de profondeur à ce tableau : une baisse prolongée du dollar aurait des conséquences majeures, tant aux Etats-Unis qu’à l’échelle mondiale. D’abord, un dollar plus faible renforcerait la compétitivité des exportations américaines, rendant le Made in USA plus attractif sur les marchés internationaux, ce qui pourrait «stimuler la croissance économique américaine et réduire le déficit commercial abyssal. En miroir, les importations deviendraient plus chères, ce qui pourrait inciter les entreprises à relocaliser leur production sur le sol américain, un objectif affiché par l’administration Trump», analyse Le Loup de Zurich.
Cependant, cette dépréciation ne serait pas sans risques : «Elle pénaliserait les investisseurs étrangers détenant des actifs en dollars, réduisant leur pouvoir d’achat réel et pouvant provoquer des sorties de capitaux. Par ailleurs, la hausse des prix des importations pourrait alimenter l’inflation aux Etats-Unis, compliquant la tâche de la Fed face à la maîtrise des prix», avertit James D. Touati. Sur le plan international, un dollar plus faible affaiblit temporairement la valeur des réserves de change détenues en dollars, mais pourrait aussi pousser certains pays à accélérer leur diversification vers d’autres monnaies que le dollar, notamment l’euro, qui pourrait ainsi renforcer son rôle de réserve de valeur internationale.
Le dollar reste le pilier du système, le roi du marché des changes
En résumé, ne vous laissez pas impressionner par ce grand manège de la volatilité et des coups de théâtre politiques. Le dollar, même secoué, «reste le pilier du système, un colosse aux pieds d’argile solide comme un roc. La tempête actuelle n’est qu’un épisode dans une saga où le billet vert conserve son trône, malgré les secousses et les provocations. Alors, mes amis, restez zen, gardez vos positions, et souvenez-vous : dans ce jeu, le dollar est toujours le loup alpha», souligne James D.Touati.
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