
Orange a signé une des plus fortes hausses du CAC 40 cette année, avec un gain de 43% depuis le 1er janvier (à l’heure où ces lignes sont écrites), soit la quatrième plus forte progression de l’indice actions phare de la Bourse de Paris. Plusieurs catalyseurs ont permis cette performance pour le moins enviable des actions Orange en Bourse. On peut citer entre autres la meilleure dynamique de rentabilité du géant des télécoms du CAC 40 et une activité traditionnellement résistante en cas de faiblesse économique (ce qui est le cas en France).
Autres catalyseurs haussiers pour les actions Orange : l’absence d’impact direct des droits de douane de Donald Trump sur les comptes de l’opérateur téléphonique, un regain d’intérêt de la communauté financière pour les valeurs value (les actions des secteurs décotés, dont faisait partie Orange) et, plus récemment, les espoirs de concentration du secteur des télécoms en France. En effet, selon des rumeurs, Orange pourrait s’allier à Bouygues Telecom et à Iliad (Free) pour acheter SFR, un opérateur télécoms en difficulté, «fragile et qui a perdu plus d’un million de clients en 2024», relève Aurélien Lux, analyste chez Galilee Asset Management, interrogé par Capital.
Le prix de SFR peut sembler élevé et risque d’être négocié à la baisse par Orange, Bouygues Telecom et Iliad (Free)
En dépit de ses difficultés et de son chiffre d’affaires limité à 10 milliards d’euros, SFR serait valorisé 28 milliards d’euros, selon les rumeurs de rachat. Un prix qui «peut sembler à première vue élevé et pourrait donc être négocié à la baisse» par des candidats à l’acquisition, d’autant qu’un opérateur télécoms comme Orange «est déjà relativement endetté», juge l’expert de la société de gestion. Avec un endettement financier net de 23 milliards d’euros à fin 2024 et une dette de 25 milliards prévue pour fin 2025, soit déjà l'équivalent de 2 fois la marge opérationnelle avant amortissements, ce qui pourrait limiter les marges de manœuvre d’Orange en matière d'acquisitions.
Alors qu’Orange voit sa rentabilité depuis longtemps sous pression du fait de la concurrence de Free, un passage de 4 à 3 opérateurs télécoms en France réduirait l’intensité concurrentielle et serait donc positif pour les marges du géant des télécoms du CAC 40. Mais alors qu’Orange est déjà relativement endetté et offensif sur les fronts espagnol (il y a déjà pris part à une fusion d’envergure) et africain (un moteur de croissance majeur pour le leader français des télécoms), «aurait-t-il réellement intérêt à acheter SFR ? Et l’Etat français serait-il favorable à une reprise de SFR par Orange et ses concurrents Bouygues Telecom et Iliad (Free), autrement dit par des acteurs français ? Enfin, la Commission européenne pourrait-elle juger anticoncurrentielle une telle transaction ?», s’interroge Aurélien Lux.
Un éventuel rachat de SFR par Orange, Bouygues Telecom et Iliad (Free) ne pourrait pas être finalisé rapidement
Et même si Orange, Bouygues Telecom et Iliad (Free) devaient finir par racheter SFR, il faudrait «attendre plusieurs mois et même plusieurs trimestres avant l’obtention du feu vert des autorités compétentes», avertit Galilee AM. En tout cas, alors que SFR a une importante part de marché de 23% en France (contre 32% pour Orange, 25% pour Free et 20% pour Bouygues Telecom), un acteur français n’achètera pas a priori à lui seul l’opérateur télécoms en difficulté, juge Aurélien Lux. En outre, Orange, Bouygues Telecom et Iliad (Free) doivent déjà «investir lourdement dans la 5G, la 6G et le développement de l’intelligence artificielle (ce qui limite les marges de manœuvre pour d’autres postes d’investissement, NDLR)», fait valoir l’analyste.
En Bourse, alors que l’action Orange a déjà gagné 47% depuis le point bas de décembre dernier (soit en seulement un peu plus de 9 mois), un regain de prudence est de mise sur la valeur, selon Aurélien Lux, qui s’interroge même sur d’éventuelles prises de profits, après un tel parcours d’Orange en Bourse. Surtout avant des aléas majeurs : quel prix sera retenu pour un éventuel rachat de SFR ? Quels détails pour la transaction ? Y aura-t-il un feu vert des autorités compétentes ? Et, plus généralement, les analystes financiers réserveront-ils un bon accueil au nouveau plan d’Orange ? Enfin, plutôt qu’un éventuel rachat de SFR, Orange pourrait très bien préférer conserver des ressources pour poursuivre son fort développement en Afrique-Moyen-Orient…
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