Lundi 19 avril, 7h30. Retranchées dans la pharmacie de l’hôpital militaire Bégin, l’adjudant Sara et la sergent-chef Lauriane fourbissent leurs armes. Le combat qu’elles s’apprêtent à livrer ne fera couler que quelques microgouttes de sang, mais il est vital : les deux infirmières vont passer douze heures à vacciner contre le Covid. Depuis une vingtaine de minutes, elles préparent leurs seringues en mélangeant minutieusement 0,3 millilitres de vaccin Pfizer à du sérum physiologique. Elles ne sont pas seules sur ce front médical. Rapidement, une dizaine de collègues arrivent en renfort. A 8h30, six bureaux seront ouverts à l’étage du bâtiment, pour accueillir des cohortes de patients pressés de se mettre enfin à l’abri de la pandémie.

Comme six autres hôpitaux militaires de métropole, l’hôpital de Bégin de Saint-Mandé, aux portes de Paris, participe, sur ordre du gouvernement, à la campagne de vaccination contre le Covid. L’opération a débuté au début du mois d’avril, lors du week-end de Pâques. «Actuellement (mi-avril), nous vaccinons entre 400 et 500 personnes par jour, détaille le médecin général inspecteur Vincent Duverger, directeur de l’établissement, et nous pouvons monter à 700 personnes sans difficulté. L’objectif est d’arriver à 1.000 par jour d’ici à la fin du mois de mai, en fonction de l’arrivée des doses», poursuit-il avec cette voix posée de ceux pour qui réaliser l’impossible ne demande qu’un petit délai supplémentaire.

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