La rupture semble consommée entre Elon Musk et Donald Trump. Quelques jours après la fin de son étroite collaboration avec Donald Trump, le milliardaire et patron de Tesla a qualifié d'«abomination répugnante» le mégaprojet de loi budgétaire du Congrès défendu par Donald Trump. «Désolé mais je n'en peux plus», a-t-il posté sur le réseau social X. Avant d'ajouter : «Ce projet de loi budgétaire énorme, scandaleux et clientéliste est une abomination répugnante. Honte à ceux qui l'ont voté.»

Cette critique «ne change rien à la position» du président américain, s'est contentée de répondre la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt. Et d'ajouter : «Le président savait déjà ce que pensait Elon Musk.» «C'est une grande et belle loi et il s'y tient», a-t-elle continué utilisant le surnom employé par l'administration américaine pour qualifier cette clé de voûte du programme présidentiel.

Des coupes budgétaires affectant des milliers d'Américains

Elle comprend notamment l'extension des crédits d'impôt monumentaux du premier mandat du milliardaire républicain, qui arrivent à expiration à la fin de l'année. Selon différents analystes indépendants, les prolonger pourrait accroître le déficit de l'Etat fédéral de 2 000 milliards à 4 000 milliards de dollars sur la prochaine décennie. Les coupes budgétaires pourraient, elles, affecter des millions d'Américains les plus défavorisés.

Pour l'homme le plus riche du monde, qui avait été chargé ces quatre derniers mois par Donald Trump d'effectuer des coupes budgétaires drastiques dans le budget des Etats-Unis, «ce projet de loi budgétaire énorme, scandaleux et clientéliste est une abomination répugnante». «Honte à ceux qui l'ont voté: vous savez que vous avez eu tort», a ajouté Elon Musk dans un message sur son réseau X.

Des modifications côté républicain ?

Voté fin mai à la chambre basse du Congrès, la Chambre des représentants, sous la pression de Donald Trump, le projet de loi est examiné depuis lundi par le Sénat, où les républicains sont majoritaires. Le président américain a averti les sénateurs qu'il voulait voir cette loi sur son bureau «dès que possible» pour promulgation. Mais des élus de son propre camp républicain ont toutefois fait part de leur intention d'apporter d'importantes modifications. La navette parlementaire pourrait donc se prolonger.