Il ne s’agirait que d’un vol de tourisme, mais l’équipage n’a pas suivi les ordres du contrôle aérien. Samedi 30 mai, un ULM, un petit avion touristique, a décollé de Venise (Italie) pour rejoindre Alicante (Espagne). Mais, comme le rapporte Nice-Matin, l’ULM de type VL3 a eu un comportement jugé anormal par les autorités, alors qu’il survolait les alentours de Nice. «Malgré un problème technique annoncé, son pilote refuse les consignes qui lui sont adressées par les contrôleurs aériens», explique sur X le Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA).

Ce comportement fait alors craindre des intentions de l’équipage. Alors, la HADA (Haute autorité de défense aérienne) «a déclenché les moyens de la posture permanente de sûreté aérienne (PPSA)». Un avion de chasse Rafale a donc rapidement décollé de la base aérienne d’Orange (Vaucluse) pour intercepter l’appareil. Le but était d’identifier d’éventuelles menaces de sa part et de comprendre son comportement. Les contacts avec l’aéronef ont permis de lever le doute, celui-ci ne représentait pas de menace directe.

L’équipage interpellé

La police et la gendarmerie ont ensuite décidé d’ordonner l’atterrissage forcé de l’appareil, dérouté vers l’aéroport de Montpellier. Celui-ci a été escorté par l’avion de chasse, avant que le relais ne soit pris à basse altitude par un hélicoptère Fennec de l’armée de l’Air et de l’Espace. Des moyens conséquents qui auront des répercussions sur l’équipage. Celui-ci a été interpellé dès son atterrissage. Une enquête est ouverte pour tenter de comprendre les raisons qui ont poussé le pilote à agir ainsi, et la responsabilité de chacune des personnes à bord. Pour rappel, faire voler un Rafale coûte très cher : entre 14 000 et 16 000 euros par heure de vol.