«Je m’en fous, qu’ils se débrouillent», a lâché un jour Alain Delon à l’une de ses amies, inquiète des déchirements familiaux que sa succession risquait de provoquer entre ses trois enfants, Anthony, Anouchka et Alain-Fabien. Cela n’a pas raté. Les querelles fratricides se sont vite déchaînées, d'interviews venimeuses en procédures acrimonieuses, avant même le décès du patriarche, survenu le 18 août 2024. Depuis, les relations entre frères et sœur seraient «exécrables», d’après un proche. Et l’héritage de leur père, soumis aux aléas de leurs humeurs…

«Mon rôle est de faire respecter le testament»

Le dernier épisode de ce feuilleton psycho-judiciaire a pris la forme de trois pages dactylographiées frappées du tampon «Tribunal de protection de l’adulte et de l’enfant» du canton suisse de Genève. Cette décision de justice de janvier 2025 a hérissé Anthony et Alain-Fabien Delon. Car les magistrats genevois ont rejeté la plainte déposée par les deux frères contre l’avocat parisien Christophe Ayela, désigné par leur père comme exécuteur testamentaire au côté de deux Suisses. Motif de leur vindicte : Maître Ayela se trouverait au cœur d’un «conflit d’intérêts en raison des propos [...] tenus à leur égard lorsqu’il représentait le défunt ainsi que du mandat d’avocat qui l’avait lié à leur sœur» et ne pourrait donc pas remplir sa mission en toute sérénité.

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