
Et la hausse continue… Le coût de la vie étudiante augmente de 2,25 % pour l’année universitaire 2024-2025 selon une enquête publiée ce mercredi 14 août par l’Union nationale des étudiants de France (UNEF). Soit, une augmentation de 482,16 euros sur l’année. Selon le syndicat, plusieurs facteurs font grimper les frais : hausse des tarifs d’inscription (CVEC), inflation, augmentation des loyers…
Pour faciliter la vie des étudiants, certaines villes font le choix de mettre en place un revenu minimum étudiant (RME), comme Petit-Quevilly (Seine-Maritime), qui adoptera la mesure dès la rentrée 2024. Une aide qui pourra s'élever jusqu’à 100 euros par mois dans la commune. «On a regardé à peu près pour un étudiant combien pouvaient coûter des courses chaque mois et donc on a positionné ce plafond-là», indique Charlotte Goujon, maire socialiste du Petit-Quevilly à BFM Normandie. Ce sont les communes qui font le choix, ou non, de verser le revenu minimum étudiant.
Revenu minimum étudiant : une liberté laissée aux communes
Seules une quinzaine de villes proposent cette aide, cumulable avec les autres allocations. Fort-Mardyck (commune associée de Dunkerque), Plougastel-Daoulas, Chenôve, Grande Synthe, Berre l’Étang, Longwy, Petite Couronne, Genay, Saint-André-les-Vergers, Cerizay… la liste n’est pas très longue. Aide-sociale.fr a listé, de façon non exhaustive, les villes qui proposent ce coup de pouce. Celui-ci étant au bon vouloir de chaque commune, il est important de demander à la mairie de votre lieu de résidence si elle propose le revenu minimum étudiant. Par exemple, la ville de Chenôve propose «un chèque culture d’une valeur de 40 euros, attribué à tout étudiant (répondant aux conditions de résidence, d’âge et de niveau d’études) déposant un dossier RME complet qu’il soit éligible ou non au Revenu Minimum Etudiant». Chaque ville propose son propre formulaire à compléter avec les pièces justificatives.
Parmi les critères des villes qui proposent ce dispositif, certains sont communs, comme le fait d’avoir le statut d’étudiant, d’être rattaché géographiquement à la commune, et de respecter un certain plafond de ressources. Pour la commune de Champagne-au-Mont-d'Or, située dans la métropole de Lyon, il est précisé sur son site que «chaque étudiant dont le dossier est accepté perçoit une indemnité comprise entre 300 et 850 euros. En cas de dépassement du plafond des ressources, l’étudiant perçoit une indemnité forfaitaire de 100 euros ou 150 euros». En contrepartie, la municipalité de Champagne-au-Mont-d'Or demande comme l’accomplissement d’«actions citoyennes organisées par la commune», sous peine du non renouvellement de son dossier l’année suivante.
Vers un revenu étudiant généralisé ?
Le revenu minimum étudiant, accordé par une poignée de petites communes, est donc différent de l’idée d’un revenu étudiant accordé à tous, auquel certains partis politiques songent. Le 3 mai dernier, Manon Aubry (France insoumise) proposait de verser «une allocation d’autonomie de 1 158 euros par mois pour tous les jeunes de 18 à 25 ans». En septembre 2023, dans le Monde, 14 présidents et présidentes d’université avaient pris leur plume pour demander la mise en place d’une allocation d’études pour tous les étudiants. En février 2024, la ministre de l'Enseignement supérieur, expliquait à L’Etudiant que cette mesure était économiquement intenable. «Est-ce que c’est la bonne solution ? Le vrai sujet, c’est comment aider plus ceux qui en ont le plus besoin. Le bon sujet, ce n’est pas de proposer des choses infaisables. Cette mesure coûterait 25 milliards d’euros, c’est tout le budget du ministère», soulevait Sylvie Retailleau.



















