
Ce n’est plus Washington qui mène la danse. Selon les données de l’institut allemand Kiel Institute, relayées mardi 12 août par BFMTV, l’Europe, en incluant le Royaume-Uni, a soutenu l’Ukraine à hauteur de 80,5 milliards d’euros d’armements. De leur côté, les États-Unis n’ont injecté que 64,6 milliards d’euros.
Dans l’ensemble, tout type d’aides confondues, la différence entre le soutien des États-Unis et celui de l’Europe est encore plus visible depuis fin juin. En effet, ce ne sont pas moins de 167,4 milliards d’euros qui ont été déjà engagés par l’Europe, avec un projet de 90 milliards supplémentaires prévus, contre 114,6 milliards côté américain. Dans cette guerre, c’est la première fois depuis juin 2022 que les Européens devancent les États-Unis sur le terrain militaire. Pour le Kiel Institute, c’est avant tout le changement de méthode qui est notable : le Vieux Continent s’appuie de plus en plus sur son industrie de défense, et de moins en moins sur son stock déjà existant d’armement.
L’Europe sort le carnet de chèques
Par exemple, en mai et juin 2025, l’Europe a ajouté 10,5 milliards d’euros de soutien à la note. L’Allemagne a participé à hauteur de 5 milliards, la Norvège à hauteur de 1,5 milliard, la Belgique a soutenu avec 1,2 milliard. Le Royaume-Uni et le Danemark ont aussi participé dans une mesure comprise entre 500 et 600 millions. Par ailleurs, la moitié de cette enveloppe, 44%, correspond à des contrats avec des fabricants européens, parfois même installés en Ukraine.
Les États-Unis, de leur côté, ont approuvé des ventes d’armes. Mais l’Ukraine devait les payer, les excluant donc du comptage officiel de l’aide. Une mesure directement liée au retour de Donald Trump à la Maison Blanche, car depuis son élection la ligne est claire : l’Ukraine ne sera plus directement financée par les États-Unis. «Je pense que (...) nous en avons fini avec le financement de cette guerre», a lâché le vice-président JD Vance sur Fox News. Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine se retrouvent vendredi 15 août en Alaska en vue d’un éventuel accord afin de mettre fin au conflit en Ukraine.


















