
Il y a un an, Donald Trump semblait acculé. Condamné pour fraude à verser 454 millions de dollars à l’État de New York, il ne disposait que de 413 millions de liquidités, selon Forbes. Sa tour du 40 Wall Street était même menacée de saisie par la procureure générale Letitia James. Mais la cour d’appel lui a accordé un sursis inespéré en réduisant le montant de la caution à 175 millions de dollars, évitant ainsi une vente forcée de ses actifs.
C’est dans ce contexte qu’il a introduit Trump Media & Technology Group en Bourse, maison-mère de Truth Social, sa plateforme sociale prisée par ses soutiens. Malgré des pertes financières persistantes, l’action a connu une flambée irrationnelle, dopée par des investisseurs pro-Trump, propulsant la valorisation de sa participation à 2,6 milliards de dollars. Sa fortune totale s’établit désormais à 5,1 milliards, contre 2,3 milliards un an plus tôt.
Le pari crypto qui rapporte gros
Parallèlement à cette envolée boursière, Trump a lancé une offensive commerciale autour de son image. Outre les produits dérivés et objets de collection, l’ancien président a donné son feu vert à un ambitieux projet dans les cryptomonnaies : World Liberty Financial. Resté discret à ses débuts, le projet a explosé après la victoire de Trump à la présidentielle, bénéficiant d’un afflux d’investissements — notamment 75 millions de dollars injectés par l’entrepreneur Justin Sun.
Au total, près de 390 millions de dollars ont afflué vers le projet, dont environ 245 millions nets après impôts auraient été encaissés par Trump. Le lancement d’un second jeton numérique, baptisé $TRUMP, présenté comme un outil de spéculation, a permis d’engranger 350 millions de dollars de recettes, selon Forbes, dont au moins 110 millions pour Trump lui-même via ses sociétés partenaires.
Des dettes importantes mais désormais absorbables
Malgré ce rebond spectaculaire, l’ancien président n’est pas entièrement sorti d’affaire. Sa condamnation new-yorkaise reste active, les intérêts portant désormais la dette à environ 500 millions de dollars. Mais avec environ 800 millions de dollars de liquidités, Trump dispose d’un matelas solide. Son immeuble emblématique de Manhattan, le 40 Wall Street, a perdu en valeur, mais ne semble plus menacé de saisie immédiate.
Face à ce retournement de fortune, la procureure Letitia James reste pour l’heure silencieuse. De son côté, Trump semble avoir opéré une transition stratégique, s’éloignant de l’immobilier traditionnel pour investir dans des domaines plus volatils mais lucratifs, à forte valeur spéculative et adossés à sa base militante.


















