
C’est un nouveau record d’endettement que la France atteindra en 2026. Mardi 30 décembre, l’agence France Trésor (AFT) chargée de la gestion de la dette publique a confirmé que celui-ci allait lever 310 milliards d’euros sur les marchés en 2026, selon BFM. Le montant avait déjà été annoncé à l’automne 2025, et reste donc le même, sans budget voté pour 2026.
Cet emprunt sera donc lancé dès janvier 2026, dans le cadre de la loi spéciale qui a été promulguée samedi 27 décembre par Emmanuel Macron. Mais selon l’AFT, ce montant peut encore être ajusté, «en fonction de la loi de finances». Cette nouvelle enveloppe représente aujourd’hui environ 10 % du PIB, un montant comparable, donc, à 2025, mais qui montre bien la dépendance croissante de l’État aux marchés financiers.
Une dette toujours plus lourde
Ce nouvel emprunt correspond donc aux émissions nettes d’obligations à moyen et long terme, d’une durée d’au moins un an, après que soient retranchés les rachats anticipés de dette. En 2025, l’État a déjà emprunté 300 milliards d’euros, et en 2024, il a emprunté 285 milliards.
Au troisième trimestre 2025, la dette publique française a atteint de son côté un niveau record en se rapprochant des 3 500 milliards d’euros. En parallèle, le coût de la dette est en hausse constante. L’État Francais a emprunté cette année avec un taux d’intérêt de 3,14 % à moyen et long terme, et de 2,91 % en 2024, selon l’AFT. En Europe, les taux d’emprunts augmentent tendanciellement, notamment parce que l’Allemagne a augmenté sa dette pour financer un investissement massif. Quant à Paris, sa situation politique instable subie a renchéri sa prime de risque chez les investisseurs.


















