
Depuis plusieurs semaines, la France est frappée par une vague de chaleur qui augmente les risques d’incendie, notamment dans le sud-est du pays. Dans ce contexte, les décisions d’annulation ou de maintien des feux d’artifice du 14 juillet dépendront des bulletins de vigilance émis par Météo France dans les prochaines heures.
En règle générale, ce sont les maires qui autorisent ou non les feux d’artifice, rappelle Ouest-France. Si les artifices dépassent 35 kg de matière active, un professionnel agréé doit les manipuler, et une déclaration est obligatoire auprès de la mairie et de la préfecture, au moins un mois avant le tir. Mais en cas de danger généralisé, la décision peut venir du préfet. Comme le précise la préfecture d’Ille-et-Vilaine auprès de nos confrères: «En cas de risque majeur sur l’ensemble du département, le préfet peut interdire tous les spectacles pyrotechniques sur une période donnée, en lien avec l’analyse des risques menée par les services compétents (DDTM, SDIS et ONF notamment).»
Des annulations locales en raison des risques d’incendie
A ce jour, aucune interdiction préfectorale généralisée n’a été prononcée en France pour ce 14 juillet. En revanche, plusieurs communes – notamment en Sarthe, dans le Maine-et-Loire ou en Vendée – ont déjà choisi d’annuler ou de reporter leurs feux d’artifice, compte tenu des risques d’incendie élevés. En cas de vigilance orange ou rouge liée aux risques d’incendie de forêts, les autorités appliquent des restrictions ciblées. Comme l’explique encore la préfecture : «L’atteinte de ces seuils entraîne la mise en œuvre de mesures d’interdiction progressives et adaptées pour les tirs de feux d’artifice, avec un traitement différent entre particuliers et professionnels.»
Si le vent dépasse les 40 km/h en continu, les tirs sont également proscrits, afin d’éviter tout départ de feu. Et ce n’est pas tout : les orages peuvent eux aussi entraîner des annulations, à la fois pour des raisons de sécurité et de faisabilité technique. Les artificiers courent un risque lors du montage ou du démontage sous la pluie, et certains artifices peuvent tout simplement ne pas se déclencher.
Enfin, les produits pyrotechniques destinés aux particuliers (moins de 35 kg de matière active) peuvent eux aussi être concernés par des arrêtés préfectoraux interdisant leur vente ou leur utilisation. Cette mesure est déjà appliquée dans certains départements du Grand Ouest, selon le journal régional.


















