
Selon FranceInfo, le gouvernement prévoit de taxer davantage le traitement des déchets dans le projet de budget 2026, présenté le 14 octobre dernier. Ce nouveau projet comprend donc une nouvelle hausse de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP). Cette taxe concerne l’enfouissement des déchets, la méthode la moins écologique de traitement. Actuellement fixée à 65 euros la tonne, la taxe pourrait donc passer à 105 euros la tonne en 2030.
En théorie, cette mesure vise à inciter les usagers à trier davantage leurs déchets. Si, à l’origine, elle est payée par les entreprises de traitement, la taxe est ensuite répercutée sur les collectivités locales, puis sur les propriétaires et locataires, via la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Au bout du compte, c’est le citoyen qui paie la facture. D’après FranceInfo, pour les collectivités, le surcoût est estimé entre 240 et 450 millions d’euros d’ici 2030. Mais pour les usagers, le surcoût reste difficile à estimer pour l’instant. Pour l’heure, la taxe s’élève à 144 euros en moyenne par habitant, et a augmenté de 20% en cinq ans.
Une taxe jugée «injuste et inefficace»
Du côté des collectivités, c’est l’incompréhension. Elles dénoncent aujourd’hui une taxe «injuste et inefficace» et réclament que les pollueurs soient les premiers visés par la taxation. En fait, les pollueurs sont les industriels, donc les déchets ne sont pas recyclables. C’est d’ailleurs ce que souhaite le gouvernement, qui a pour objectif de créer une taxe sur les emballages plastiques non recyclés.
Mais les recettes de cette taxe ne seront pas reversées aux collectivités. Elles serviront à payer les indemnités dues par la France à l’UE, faute d’atteindre les objectifs de recyclage.


















