
Très rares sont les smartphones qui coûtent moins d'une centaine d'euros. Proposer une machine qui tient la route à ce prix est un vrai défi. Justement, où se situe la limite entre le compromis acceptable et le gadget inutilisable ? Pour répondre à cette question, nous nous sommes penchés sur le cas du Xiaomi Redmi A5, un appareil dont le prix chute régulièrement aux alentours de 70 euros. À ce tarif, les attentes sont forcément réduites. Mais fournit-il au moins le service minimum attendu d'un smartphone en 2026, ou les concessions sont-elles trop importantes pour en faire un achat pertinent ?
Notre verdict sur le Xiaomi Redmi A5
Soyons clairs, pour 70 euros, il ne faut pas s'attendre à des miracles. Le Redmi A5 est un appareil pétri de compromis. Pourtant, il parvient à cocher quelques cases qui le sauvent du naufrage complet. Son design, bien qu'un peu daté avec ses larges bordures d'écran, fait illusion au dos avec des finitions soignées. La présence d'une prise mini-jack, devenue une rareté, et d'un emplacement double SIM cumulable avec une carte microSD, sont pratiques. Son autonomie, mesurée à 17h06 en lecture vidéo lors de nos tests, est honorable et assure plus d'une journée d'utilisation normale. C'est sur ces quelques points que repose son statut potentiel de "bonne affaire" pour qui cherche un téléphone d'appoint ou un premier équipement sans se ruiner.
Malheureusement, la liste des sacrifices est bien plus longue et impacte lourdement l'expérience utilisateur au quotidien. L’écran LCD est le premier maillon faible. Sa définition est basse, et surtout, sa luminosité s'avère très insuffisante. Nos mesures confirment une valeur maximale qui le rend difficilement lisible en plein soleil. Les performances sont aussi faiblardes. Le processeur Unisoc d'entrée de gamme montre vite ses limites. Il y a donc des lenteurs et des saccades, même sur des tâches simples. Cette faiblesse matérielle a d'ailleurs contraint le fabricant à opter pour Android Go, une version allégée du système d'exploitation qui prive l'utilisateur de certaines fonctionnalités. Pire, l'absence de puce NFC rend impossible les paiements sans contact ou la validation de titres de transport.
Le volet photographique est aussi très limité. Son unique capteur principal ne peut produire que des clichés tout juste passables lorsque la lumière est parfaite. Nos tests en laboratoire révèlent un manque cruel de détails, une plage dynamique très limitée et surtout une tendance à la surexposition qui peut ruiner les photos. Ne comptez donc pas trop sur lui pour immortaliser vos souvenirs. Ajoutons à cela une recharge extrêmement lente (plus de deux heures pour une charge complète) et un support logiciel limité, et le tableau s'assombrit. Au final, le Redmi A5 n'est pas une arnaque, mais ses limitations sont si nombreuses qu'il est difficile de le considérer comme une bonne affaire. Pour un usage vraiment très basique, ça ira. Mais il ne faut pas lui en demander beaucoup plus.
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