
La hausse des prix des carburants continue de modifier les comportements des automobilistes et de peser sur les finances publiques. Depuis plusieurs semaines, la consommation d’essence et de gazole recule, entraînant une baisse des recettes fiscales liées aux carburants. La hausse des prix des carburants commence à se faire sentir sur les finances publiques. Depuis plusieurs semaines, la consommation d’essence et de gazole recule nettement, entraînant une baisse des recettes fiscales liées aux carburants.
En mai, la consommation de carburants routiers a chuté de 12%, après un repli de 11% en avril, selon des données relayées par Franceinfo. Deux mois consécutifs de baisse qui confirment un changement de comportement chez les automobilistes. Pour l’Etat, l’effet est direct. Le ministre des Comptes publics, David Amiel, indique sur X que les recettes fiscales liées aux carburants ont reculé d’environ 40 millions d’euros depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, par rapport à l’an dernier.
Des prix encore élevés à la pompe
Une tendance qui n’a rien de totalement inattendu. Le gouvernement observe depuis plusieurs mois une adaptation des comportements : moins de déplacements, recours accru au covoiturage et développement du télétravail. Malgré un léger repli en ce début juin, les prix restent élevés. Le sans-plomb 95-E10 est repassé sous les 2 euros le litre, mais demeure environ 15% au-dessus de son niveau d’avant le conflit au Moyen-Orient. Le gazole affiche, lui, une hausse d’environ 19% sur la même période.
Pour atténuer la pression sur certains ménages, l’exécutif a mis en place un dispositif de 710 millions d’euros destiné aux «grands rouleurs», ces automobilistes contraints d’utiliser leur véhicule pour travailler. Au-delà de l’impact sur le budget des ménages, cette baisse de la consommation illustre un mécanisme bien connu des économistes : le «signal prix». Lorsque les carburants atteignent un certain niveau, les consommateurs réduisent mécaniquement leurs déplacements et adaptent leurs usages. Une évolution qui pèse sur les recettes fiscales et qui reflète aussi un changement des habitudes de déplacement.

















