
De 90 à 300 voitures banalisées. Afin de traquer les automobilistes qui roulent trop vite, la Sécurité routière a décidé de tripler le nombre de véhicules radars d’ici la fin de l’année 2025. Dans les prochaines semaines, ce sont neuf départements qui vont être concernés : l'Ardèche, le Cantal, les Bouches-du-Rhône l’Ariège, l'Ain, la Haute-Loire, les Pyrénées-Orientales, le Tarn-et-Garonne et les Alpes-de-Haute-Provence. Une décision que rejette totalement Charles Consigny, chroniqueur des Grandes Gueules sur RMC.
«Tout le monde voit bien que ce n'est pas du tout pour la sécurité routière que l'on va installer ces voitures», a déclaré l’avocat. «On les installe parce que ce sont des machines à cash et que l’Etat, incapable de réduire ses dépenses, a besoin de nouvelles recettes», poursuit-il. L’ancien chroniqueur d’On n’est pas couché a tenu à délivrer un message à Bruno Retailleau, le ministre de l’Intérieur : «la droite défend traditionnellement la liberté comme une de ses premières valeurs, ce dispositif est complètement liberticide et va contre ce que veulent les électeurs de droite».
Ces radars ne flashent pas les véhicules pris en flagrant délit
Ces voitures radars sont banalisées et quasiment impossibles à détecter depuis son véhicule. Comme elles ne sont pas signalées sur les routes, elles peuvent provoquer davantage de sueurs froides aux automobilistes. Ce «sont des appareils embarqués à bord de voitures banalisées, conduites par des gendarmes, des policiers en uniforme ou des sociétés privées habilitées par l’Etat», explique la Sécurité routière sur son site. Les automobilistes ne peuvent pas avoir connaissance d’avoir été pris en flagrant délit d’excès de vitesse. Les systèmes sont ainsi intégrés dans des véhicules banalisés et utilisent un flash infra-rouge qui ne peut être vu par les usagers flashés.
Enfin, «ces radars sont conçus pour cibler les conducteurs responsables de grands excès de vitesse : la marge technique de ces radars est de 10 km/h pour les limitations de vitesse inférieures à 100 km/h et de 10 % pour les limitations de vitesse supérieures à 100 km/h», ajoute la Sécurité routière.


















